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Twillight la pudibonde au Nord et True Blood la dépravée au Sud

article écrit par Morgane Caussarieu  pour le site psychovision.net

A l’heure ou la saga à succès Twillight de la mormone Stephenie Meyer prône ouvertement la pudibonderie auprès de millions d’adolescentes fanatiques – avec cinq livres et trois adaptations cinématographiques à ce jour – le True blood d’Allan Ball, un tout petit peu moins médiatisé, prend le parfait contre pied.La série TV, tirée du trop léger La Communauté du Sud de Charlaine Harris, rejette violemment la mouvance puritaine très en vogue dans les mentalités des jeunes américains en ce début de XXIème siècle. Pourtant, les deux schémas narratifs sont quasiment identiques : une jeune fille doit choisir entre ses deux prétendants, l’un vampire, l’autre métamorphe.

Autre coïncidence, l’un des deux amoureux est télépathe (Sookie dans True Blood et Edward dans Twillight) et ne s’intéresse à l’autre qu’en partie parce qu’il ne peut entendre ses pensées. Ces similitudes ne sont pas étonnantes, vu le peu d’originalité dont fait généralement preuve la Bit-Lit, sous-genre auquel appartiennent les livres de Meyer et d’Harris.

Si dans Twillight, les bonnes valeurs mormones sont au rendez-vous, et que, comble du comble, le vampire, qui jusqu’à présent était utilisé comme métaphore de la sexualité, devient, dans les années 2000, la métaphore de l’abstinence, – poussant le vice jusqu’à ce que Bella et Edward ne puissent consommer leur union qu’après un mariage, dans le tome quatre – le show d’Alan Ball réhabilite, et avec brio, le vampire ultra-sexué.

L’une des raisons de cette énorme différence de ton entre les deux sagas – l’une est sage, froide, bleutée, mièvre ; l’autre est trash, chaude, rouge sang, sulfureuse, parfois malsaine… – pourrait être tout simplement leur localisation géographique. Les amourettes de Bella et d’Edward ont lieu dans le Nord des États-unis, dans la ville de Forks, état de Washington, tandis que celles de Sookie et Bill se concrétisent dans les marécages de Louisiane. Comme si le Sud dictait le ton, transformait la jolie histoire pour adolescentes en quelque chose de plus dégradant, à moins que la Louisiane ne soit justement qu’un prétexte à montrer du sexe à la télévision, comme si elle le justifiait.

Signalons un fait plutôt amusant : Kirsten Stewart, l’actrice qui interprète l’héroïne de Twillight, se dévergonde lorsqu’elle débarque à la Nouvelle-Orléans, dans le premier long métrage de Jake Scott, Welcome to the Rileys (2011) où elle interprète une strip-teaseuse en fuite, un rôle à mille lieux de celui de Bella

Rappelons que la Nouvelle-Orléans, parfois surnommée La Big Easy ou City of Sins, est connue comme la capitale de la prostitution, de la luxure et de la dépravation, et serait l’un des endroits les plus sulfureux du monde, avec ses bordels aux lumières rouges, jouxtant les casinos dans le Vieux Carré, le quartier français. La Nouvelle-Orléans occupe dans l’imaginaire américain une place à part, celle d’un lieu où tout est permis, l’équivalent sudiste d’Amsterdam. Et cette réputation, non usurpée, tend à s’étendre à toute la Louisiane, contrée des marécages et du vaudou, coupable de l’esclavagisme, incarnation d’un malaise sudiste qui tente encore de récupérer de la défaite de la guerre de Sécession et de la perte de son identité française. La Louisiane serait une contrée sauvage, pas encore domestiquée par l’uniformité américaine, où régnerait la loi du plus fort, et c’est ce qui fait son charme ; souvent considérée comme un lieu de perdition, elle pourrait bien être devenue un nouveau Far-West, déplaçant le mythe de la Frontière, un lieu où tout serait possible et où l’Amérique pourrait retrouver sa sauvagerie oubliée. Howard Zinn, dans son ouvrage The Southern Mystique souligne que « Il y a dans la mystique sudiste cette idée profondément ancrée que le Sud n’est pas seulement différent, qu’il est à part de tout le reste du pays – une aberration, un monstre, une déformation explicable de la norme nationale. Le Sud, c’est ainsi, ne se contente pas de parler différemment ; il parle différemment ; il pense différemment ».

Et dès le générique, True Blood revendique son appartenance au folklore du vieux Sud, véhiculant de manière esthétique et clipesque les clichés hérités de William Faulkner : les marais, les prédicateurs noirs, le sexe, les vieux sudistes pervers, les animaux qui se décomposent, les serpents… mélangés aux boites à strip-tease envahies par les rednecks à la nuit tombée. Toute l’Histoire

du Sud, le vrai et le fictif, est là : le blanc du Klu Kux Klan, le rouge des fraises et du sang barbouillé sur la bouche d’un enfant, et le noir et blanc des vieux films de Griffith…. Une femme dit d’ailleurs, en parlant de la chaleur dans l’épisode 4 de la saison 1 « Je me sens comme une chatte sur un toit brûlant… », en référence à la pièce du dramaturge sudiste Tennessee Williams.

Le malaise louisianais se traduirait dans True Blood par une surabondance de gore et de sexe, du jamais vu dans le support de la série populaire, encore moins si elle est romantique. Si les vampires peuvent légitimer ces deux extrêmes, la trame narrative, centrée exclusivement sur une histoire d’amour à l’eau de rose, semble un peu hors sujet, au contraire des thèmes de séries plus mâtures, s’adressant à un public d’adultes avertis, comme Nip/Tuck, un show qui ne rechigne pas à montrer des fornications osées et des plaies béantes avec une minutie à la limite de la pornographie. Le prédécesseur de True Blood en la matière, Buffy The vampire slayer, se montrait bien plus pudique, reléguant violence et actes sexuels en hors champ dans la plupart des cas. Au contraire, chez Alan Ball, le sexe est montré dans sa totalité et parfois, ne semble pas justifié par le scénario. Il en va de même pour la violence qui ne se prive pas d’effets spéciaux numériques et organiques au service d’une esthétique de l’horreur, sombrant parfois dans le gore jouissif. En effet, si dans Buffy, les vampires en mourant se désagrégeaient en poussière, ceux de True Blood crachent en immenses gerbes, des litres de sang, se liquéfient, puis explosent, recouvrant le Van Helsing local de sang et de lambeaux de chair moite et collante.

Il faut préciser que True Blood est produit par la chaine américaine privée HBO, non soumise à la censure, à qui l’on devait déjà, outre Six feet Under du même Alan Ball, les sulfureux Sex and The city et Californication, l’ultra-violent Oz et l’érotique Rome, des séries qui jouaient sur le coté choquant des sujets abordés. True Blood n’est donc que la continuité d’une chaîne qui a fait du glauque et du racoleur son fond de commerce.

La série met en scène Sookie Stackhouse, interprétée par Anna Paquin, héroïne naïve, blonde, orpheline et vierge à vingt-cinq ans car ses pouvoirs télépathiques l’empêchent d’avoir une relation avec un homme. Jusque là rien d’anormal. Pourtant, cette pucelle n’a pratiquement rien de la pucelle que l’on s’attendrait à trouver dans ce genre de série. Vêtue de tenues à la limite de la décence (décolleté plongeant, tee-shirt moulant, short au ras des fesses…, la peau offerte.), elle dégage une sensualité mâture et brûlante, suant la sexualité jusqu’au dernier de ses pores et allume ouvertement tout ce qui est mâle dans son entourage, battant outrageusement des cils, bombant la poitrine, et dandinant de la croupe, à l’instar d’à peu près tous les personnages féminins. Comme si l’humidité des bayous, et la chaleur infernale du Sud justifiait ce genre de comportement. On est bien loin de la très sage Bella de Twillight, qui elle, tient son rôle de pucelle très au sérieux, emmitouflée dans des chemises de bûcheron qui ne laissent pas dépasser un centimètre de peau. Sookie semble donc marquée par la débauche exagérée que True Blood s’évertue à nous présenter comme le quotidien en Louisiane. Mais elle est aussi affectée par le malaise sudiste, puisque ses parents sont morts dans une crue, et qu’elle a été sexuellement harcelée par son oncle lorsqu’elle était enfant.

Les vampires de Twillight, s’ils restent attirants, sont totalement dénués de leurs atouts de prédateur sexuels, puisque Stephenie Meyer, castratrice, les a cruellement privés de leurs canines, symbole phallique du vampire romantique. En réponse, True Blood affuble ses créatures de deux très longues dents ridicules et rétractables comme des crocs de serpents, et ne se prive pas d’abuser de la métaphore très peu subtile (ce manque de subtilité caractérisera la série en général) de l’érection des dites canines, à chaque fois que le vampire est un peu émoustillé par une jouvencelle aguicheuse.

Chez Alan Ball, les peaux sont humides, les chairs dénudées, et les morsures sont si sensuelles qu’elles ne peuvent que faire penser à une fellation, avec des plans rapprochés sur la langue léchant le liquide, tandis que les yeux se lèvent vers le partenaire pour apprécier son excitation. Le doute n’est ici plus permis et la métaphore n’en est plus une. D’ailleurs, Bill mord toujours Sookie avant de lui faire l’amour, en guise de préliminaire. Mais le sexe, omniprésent, n’est pas toujours lié au vampire, mais plutôt au personnage de Jason, qui pratique le sport de chambre à un rythme maladif.

La série mêle sexe, sang et drogue comme un tout : les vampires sont capables de copuler comme les humains, et leur sang est comme une drogue. Lorsqu’un homme en prend, il s’ouvre à la sexualité : après avoir bu le sang de Bill, Sookie fait des rêves érotiques et se masturbe sur le pas de la porte en attendant son vampire (épisode 3), tandis que Jason ne parvient pas à ce débarrasser de son érection après avoir fait une overdose de V (nom donné au sang de vampire). Inutile de préciser que les questions de drogue ne sont jamais évoquées dans Twillight, les personnages ne consommant pas une seule goutte d’alcool.

Remarquons que le show HBO n’est que la continuité d’une tradition de vampire louisianais libidineux, le buveur de sang ayant commencé à cacher son cercueil dans les bayous en 1976 avec le sombre et sensuel Entretien avec un vampire d’Anne Rice (adapté au cinéma en 1994 par Neil Jordan), qui sera suivi par le très trash Âmes Perdues de la papesse du queer underground Poppy Z Brite.

Si dans Twillight, la famille américaine parfaite et l’institution du mariage hétéro-normé sont mises en avant — Bella, issue d’une famille éclatée, rêve de faire partie de la famille de vampires, complète, heureuse, et riche (ce qui ne gâche rien) sur le modèle mormon/capitaliste — Alan Ball s’en prend agressivement à l’American Way of Life ; aucun respect pour les valeurs de l’Oncle Sam. La famille explose sous la dynamite True Blood : Sookie n’a plus de parents et vit avec sa grand-mère et son frère perturbé. Sa meilleure amie, Tara, n’a pas de père et se retrouve en prime handicapée par une mère alcoolique. Quant à leur patron, Sam, il a été abandonné lorsqu’il était enfant, une fois par sa vraie famille, et une deuxième fois par sa famille d’accueil (vraiment pas de chance !). Les individus qu’Alan Ball nous montrent sont des écorchés vifs, broyés par la société, qui enchainent des petits boulots minables, serveuses ou ouvrier des travaux publics pour ceux qui arrivent à garder leurs travails, dealers pour les plus ambitieux.

Le seul moyen pour ces personnages d’exister et de se révéler, de s’échapper d’un univers pourri et hypocrite, de se réconforter, semble être la sexualité. Et une sexualité pas toujours hétérosexuelle, la série étant pétrie de clins d’œil queers, et ce dès le générique avec l’inscription « God hate fangs » qui rappelle le « God hate fags » du fameux (et honteux) mouvement de Westboro Church, dont la Confrérie The Fellowship of the Sun pourrait être l’avatar : l’Eglise ressemble à ces mouvements baptistes d’ex-gays qui pensent pouvoir soigner l’homosexualité à coup de sourires éclatants, de discussions de groupe et de témoignages de ceux qui s’en sont sortis…

Vamps et homos sont alors embarqués dans un même panier, celui du rejet et de la marginalisation. En se révélant aux yeux du monde et en cherchant à obtenir le droit de vote et à lutter contre la ségrégation dont il fait l’objet, le vampire rappelle le combat homosexuel, s’attirant les foudres de l’extrême droite, voire de la droite républicaine, liée aux valeurs chrétiennes. Dans le Sud profond, le combat est d’autant plus difficile car les suceurs de sang se heurtent aux esprits étroits des rednecks et des bigots. Citons cette phrase du Sénateur Finch lors d’un débat télévisé (saison 2 épisode 11) : « Il ne faut pas donner le droit de vote aux vampires car leur sang transforme nos enfants en drogués et en homosexuels. » Le vampire doit sortir du cercueil et non pas du placard, afin de forcer son intégration dans la société sudiste, intégration parfaitement réussie au Nord par la famille Cullen, avec un patriarche vampire sans soucis d’identité sexuelle, exerçant la profession de médecin, et marié à une séduisante femme au foyer.

Twillight pourrait se lire comme une œuvre de propagande pour le mode de vie mormon, invitant à respecter les institutions familiales et maritales, au sein d’une communauté polie, aimante et unie contre l’adversité. Si les mormons sont des fervents défenseurs de la chasteté jusqu’au mariage, ils prônent cependant la famille nombreuse une fois celui-ci consommé, et pour ce faire, déconseille la contraception et interdise l’avortement ; cela pourrait expliquer que Bella tombe enceinte dès ses premiers rapports dans Breaking Dawn et son acharnement à garder l’enfant en gestation, au péril de sa propre vie. Le sous-texte religieux est clair, même si Meyer s’en défend, l’exemple le plus significatif étant l’apparence d’Edward, qui rappelle celle de l’ange Mormoni, apparu au prophète Joseph Smith en 1823 : un être de chair et de sang, irradiant la lumière et « magnifique au delà de toute description ».

La peau d’Edward brille au soleil, et Bella le décrit comme un ange à la beauté inénarrable : à l’instar de Mormoni à Joseph Smith, le vampire enseignera à Bella la conduite à tenir et la mettra sur le droit chemin, l’intégrant à sa famille, et refusant de la toucher avant de lui avoir passé la bague au doigt, malgré les avances pressantes de la jeune fille dans le tome 3.

Au contraire, True Blood s’acharne à offrir une vision dégénérée du christianisme, déformée par le prisme culpabilisateur de l’esprit puritain, qui s’empare du Sud dès 1740 avec le Great Awakening, donnant naissance à une formidable croissance des Eglises protestantes baptistes, méthodistes, et presbytériennes. C’est le rapprochement constant du sexe et du péché, la conception de la sexualité de l’homme comme sa nature déchue, l’image de la femme tentatrice (une Eve condamné à le détruire), tout en encourageant la dévotion familiale. Dans l’étude William Faulkner : la saga de la famille sudiste, Gwendolyne Chabrier fait cette observation : »Tandis que les Eglises protestantes du Nord se préoccupaient des conditions de travail, de l’injustice raciale et de la procédure civile, l’Eglise protestante du Sud se souciait, elle, de ce qu’elle estimait être des questions morales, telles la malfaisance du tabac, de l’alcool, du jeu, de la danse, du théâtre, des rixes, des duels, des bagarres, des ragots, ou encore le luxe superflu ou le divorce. » (p. 31)

Dans la première saison de True Blood, la religion est principalement abordée à travers la mère alcoolique et irresponsable de Tara, persuadée que ses faiblesses envers la boisson proviennent d’un démon qui aurait pris possession d’elle. Fervente habituée des bancs de l’Eglise noire, elle va pourtant se faire exorciser chez une prêtresse vaudou. Les croyances sont donc trainées dans la poussière, la série se plaisant à mélanger sacré et païen mais renvoyant aussi à une réalité louisianaise : la population Noire, évangélisée de force aux balbutiements de la colonie, se retrouve tiraillée entre deux croyances, deux cultes très forts, le vaudou (issu d’Afrique) et le christianisme.

Quant à l’éducation religieuse, elle est présentée comme répressive, inadaptée à notre époque, si l’on s’en fie à l’adolescente Jessica qui s’émancipe en devenant vampire. La saison 2 s’en prend encore plus violemment à la chrétienté avec des intrigues qui tournent autour de l’Eglise The Fellowship of the Sun, des fanatiques sectaires, près à tout pour détruire les vampires. Leur acharnement à détruire ceux qui sont différents rappelle la persécution des noirs par le Ku Klux Klan.

The Fellowship of the Sun possède même des accointances avec l’extrémisme musulman, puisque l’Eglise forme des Kamikazes pour triompher d’une guerre qu’ils sont les seuls à vouloir. La liberté religieuse, phénomène typiquement américain, est ici dénoncée comme source de régression de l’intelligence humaine : l’Eglise enrôle les esprits faibles avec des concerts de rock chrétien ridicules dans lesquelles une chanteuse bimbo encourage la virginité jusqu’au mariage en mini-jupe (N’est-ce pas d’ailleurs ce que fait aussi Twillight, montrant des jeunes gens séduisants qui n’ont pas le droit de consommer charnellement leur attirance ?).

Cette seconde saison voit en outre l’apparition d’un nouveau personnage maléfique, la ménade Maryann Forrester qui cherche à convoquer son maître, le dieu païen Bacchus. À travers les cultes dionysiaques, prétextes à des scènes d’orgie mémorables, Alan Ball dénonce le comportement des fidèles. « On retrouve le fameux “With God On Our Side” qui a servi de sceau à bien des atrocités » analyse Pierre Serisier, spécialiste en série. « (Alan Ball) met en parallèle ce culte dionysien que l’on considère aujourd’hui comme ancestral et barbare avec l’exercice de la liberté religieuse actuelle. Au fond, il n’y a pas de différence entre Maryann Forrester prête à tous les sacrifices pour s’unir avec son dieu Bacchus et le révérend Steve Newlin qui imagine massacrer tous les vampires afin d’accéder au paradis. » (http://seriestv.blog.lemonde.fr/)

Le summum des abus perpétrés sous couvert de la religion est exprimée, dans l’épisode 11 de la saison 2, à travers la solide bêtise de Jason Stackhouse avec cette répartie qui figurera dans les annales : « Parfois, il faut détruire quelque chose pour le sauver. C’est dans la Bible. Ou dans la Constitution. »

Tandis que les caricatures de Ball, certes vulgaires et outrées, frappent la société américaine là où ça fait mal, et par là même, tente d’éveiller l’esprit critique de ses spectateurs, Stephenie Meyer cherche à promouvoir insidieusement au sein d’une adolescence influençable, un modèle de pensée archaïque, consensuel et infiniment marqué par les principes religieux.

La question que l’on est en droit de se poser au final est : qui de True Blood ou de Twillight est le plus provoquant, le plus aberrant ?

 

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