Je suis ton ombre a obtenu le prix Bob Morane 2015 !

Comme chaque année, le jury a désigné les lauréats du Prix Bob Morane.

En 2015, les prix sont attribués à :

Romans francophones

Morgane Caussarieu pour Je suis ton ombre, Mnémos

Romans traduits

Ramez Naam pour Nexus, Presses de la cité (traduit par Jean-Daniel Brèque)

Nouvelles

Sylvie Lainé pour L’Opéra de Shaya, ActuSF

Coup de coeur

La Volte pour leur 10 ans et leur Clameurs – Portraits voltés

Un nouveau t-shirt pour les oniriques !

21Du 6 au 8, je serai aux Oniriques, à la médiathèque de Meyzieu, près de Lyon. Si un miracle arrive, il y aura Black mambo en avant-première. (Black Mambo est d’ailleurs dispo en précommande sur la boutique en ligne du Chat noir: http://editionsduchatnoir.com/shop/fr/51-black-mambo.html

si vous voulez prendre le petit déj en ma décadente compagnie histoire de causer créatures aux longues dents, c’est ici qu’il faut s’inscrire. C’est organisé par Le Lyon Beefsteak club (vampirisme.com), le samedi 7 mars au matin. Places limitées alors c’est maintenant qu’il faut réserver!!!! http://www.lyonbeefsteakclub.com/collaboration/oniriques-2015/DSC_5501

Il y aura aussi de nombreux goodies, tote-bags, badges, ainsi qu’un nouveau motif de t-shirt. Si vous êtes intéréssé par celui-ci, vous pouvez me contacter à , et je vous l’enverrai par la poste.

Il est dispo dans toutes les tailles, fille et garçon. (Merci au petit frère d’avoir bien voulu jouer les modèles)

Je suis ton ombre en finale du prix Masterton

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Yes, Je suis ton ombre est finaliste pour le prix Masterton 2015 ! annonce du gagnant en mars… ça fait la deuxième fois qu’un de mes romans est en finale!!! C’était tendu cette année, car à chaque trimestre, il y avait du beau monde sélectionné. Et c’est une fierté d’être parvenu jusque là aux côtés de Karim Berrouka, Arnaud Delalande, John Ethan Py, et Jean-Luc Marcastel.

http://masterton.noosfere.org/index.php?rub=actu

Les finalistes du Prix Masterton 2015 sont :

Romans francophones

  • Karim Berrouka : Fées, weed et guillotines, ActuSF
  • Morgane Caussarieu : Je suis ton ombre, Mnémos
  • Arnaud Delalande : Le piège de Lovecraft, Grasset
  • Jean-Luc Marcastel : Les enfants d’Erebus, J’ai Lu
  • John Ethan Py : Chesstomb, l’Homme sans nom

Romans traduits

  • Peter Clines : 14, J’ai Lu (traduit par Jean-Pierre Pugi)
  • Joe Hill : Nosfera 2, JC Lattès (traduit par Antoine Chainas)
  • Caitlin R. Kiernan : La fille qui se noie, Panini books (traduit par Benoît Domis)
  • Seth Patrick : Treize, Super 8 (traduit par Diniz Galhos)
  • Masahiko Shimada : La fille du chaos, Wombat (traduit par Miyako Slocombe)
  • Chuck Wendig : Black Bird, Miriam Black T1, Panini (traduit par Cyrielle Lebourg-Thieullent)

Nouvelles

  • Anthologie Histoires de… folie, Lune Écarlate
  • Fabien Clavel : Du débriefing zombiesque en 7 étapes in Zombies et autres infectés, Griffe d’encre
  • Thomas Day : Forbach, Bifrost 73
  • Mélanie Fazi : Le jardin des silences, Bragelonne
  • Christophe Gallo : Les chaotides, Elenya
  • Denis Labbé : Interstices, Elenya
  • Frédéric Livyns : Sutures, Lune Ecarlate

Les lauréats seront annoncés début mars.

Les derniers films de vampires que j’ai vu !

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Si depuis, Only lovers left alive la soif de sang vous ronge…

A GIRL WALK HOME ALONE AT NIGHT

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Langueur sombre et étrange, photo en noir et blanc magnifique et atypique, bande-son encore mieux (de la techno à l’indus en passant par des musiques plus traditionnels), en voilà un putain de film qu’il était bien. Le voile noir de la vampire est un excellent rappel de la cape de Dracula (ou de Batman, parce que notre vampirette fait ici rôle de justicière dans la ville de tous les vices), et nous offre des images féériques et dérengeantes, comme lorsqu’elle évolue en skate dans les rues désertes de la ville, sa tchador flottant à sa suite.

iranvampire.jpg.CROP.promovar-mediumlargeLe film semble un mixe entre Sin City et The Addiction, tout en trouvant son ton propre. Chaque personnage est parfait, la vampire féministe aux yeux de braise, le dealer ultra-tatoué, le james dean iranien, la pute sur le retour, et le vieux père héroïnomane, même le gros chat, qui n’arrête pas de nous gratifier de ses profonds regards caméra. Ça mélange les genres, du western à la romance, du fantastique au film noir, et ça le fait bien, et ça ne tombe jamais dans les stéréotypes. Bref, un petit ovni bluffant comme je les aime et une réal à suivre de près.

trailer : https://www.youtube.com/watch?v=FjxdxRJFo0c

WHAT WE DO IN THE SHADOWS

What-We-Do-in-the-Shadows-de-Jemaine-Clement-et-Taika-Waititi

Le documenteur sur les vampires, ça avait déjà été fait avec le film belge Vampires. Mais ce long-métrage néozélandais est beaucoup plus drôle. Le concept aurait pu accoucher d’une comédie horrifique avec un humour facile (genre un confession intime gore), mais c’est point le cas ici. Alors que tout semblait avoir été montré dans le pré-générique, les réals arrivent à nous surprendre tout du long. Comédie ne veut pas forcément dire paresse visuelle, et la lumière qui émane de la caméra découpe les protagonistes dans le noir à la manière d’un Nosferatu. On nous montre ici ces grands saigneurs dans toute leur profonde médiocrité, on les suit alors qu’ils essaient de cohabiter dans leur vieille baraque gothique, ou de se faire inviter pour entrer en boîte (ils peuvent pas entrer sinon) d’essayer d’hypnotiser leur proie, de s’habiller convenablement sans miroir, ou de maîtriser google, ou alors ils rejouent des scènes de Génération perdue, en beaucoup plus graveleux.

Je le conseille fortement.

trailer : https://www.youtube.com/watch?x-yt-cl=84411374&x-yt-ts=1421828030&v=Cv568AzZ-i8

200xNxVampire-Academy-Film.jpg.pagespeed.ic.WIu2XYFkitVAMPIRE ACADEMY

C’TÉ POURRAVE !

une héroine rigolote pourtant, sorte de mutant de Rose Byrne et Ellen Page mais ça rattrape pas le scénario à la con et les pires loulous en image de synthèse depuis le Loup Garou de Paris…

Carnet de voyage : Thailande

Ce n’est pas vraiment l’endroit pour parler de mon trip en Thaïlande, parce que je n’y ait pas forcement rencontré mes potos les vampires, quoique ma copine la tourista m’ait bien vidée jusqu’à la moelle. Mais je ne vais pas non plus créer un blog spécialement dédié a mes voyages, hein, alors mon fidèle « les gentils vampires n’existent pas » devra supporter mes déblatérations de backpackeuse… Et pis c’est tout. 

Pour situer le périple, qui a duré 3 semaines : j’ai d’abord exploré le nord du territoire, de Chiang Mai aux montagnes (Suppong), puis j’ai rejoins ma famille dans les îles paradisiaques du Sud. Celles-ci m’ayant très rapidement gonflées, je suis partie seule à Bangkok.

Je reviens de ce voyage un peu mitigée même si j’ai vécue des choses fabuleuses, que je n’avais même jamais osées rêver : En sortant de l’avion, ça a débuté par un voyage de 15 heures dans un petit train datant du siècle dernier qui a traversé la Thaïlande de Bangkok a Chiang mai, me permettant d’admirer les bidonvilles et la banlieue de Bangkok qui si elle reste pauvre, n’est pas dénuée d’un charme certain, puis ensuite tous les villages éparpillés au fils des rails, jusqu’à la jungle luxuriante.100_3168

Le train n’avait pas de fenêtre qui fermaient et l’air du dehors nous fouettait le visage. Les toilettes, a la turque, sans papiers car la bas, on se nettoie le cul à l’eau avec la main gauche, figure dans mon top 5 des toilettes glauquy. Les banquettes étaient très durs, et nous les partagions avec des moines. C’est l’un de mes plus beau souvenir parce que le premier aussi.100_3150

Durant mon séjour, j’ai eu l’occasion de faire la rencontre de tous pleins d’animaux. Beaucoup beaucoup de chiens. Tous un peu de la même race, entre le dingo et le chowchow, un batard pour nous. Les chiens vadrouillent en bande dans les villages ou sur routes, ils semblent avoir la belle vie. Sur les routes et dans les champs, j ai aussi croisé pleins de vaches qui ne ressemblent pas forcement aux nôtres, ainsi que des gros buffles a bosse qui aimaient qu’ont leur gratte la tête.
IMG_0885Nous avons aussi aperçu, très au nord dans la montagne, des hordes de cochons noirs sauvages. Dans les îles du sud, je suis allée nager parmi les coraux, les poissons multicolore, les oursins et les étoiles de mer bleue. Mais ma plus belle rencontre reste avec les éléphants. IMG_0114IMG_0006Nous avons passe la journée avec eux dans un camp d’entrainement, les avons papouillés, nourris a coup de bananes, avons appris les ordres pour les monter a cru. Nous avons appris a leur demander de lever la jambe, afin de former un escalier de fortune pour grimper sur leur dos. Une pression du genou sur leur oreilles leur indique dans quelle direction tourner. Laissez-moi vous dire qu’avant d’être monté dessus, on peut pas s’imaginer ce que c’est, de monter un éléphant. Rien a voir avec le cheval. On est placé derrière le cou, en descente, un équilibre vers l’avant a plus de trois mètres de hauteur, et une bestiole très calme mais qui se fout royalement de ce qu’on lui demande en dessous. J’ai flippé ma mère, j’avoue. On a fait une balade et on les a fait se baigner dans la rivière. L’éléphant nageait et plongeait, comme un dauphin, ca faisait presque une sensation de grand huit. C’etait magique, quoi. A faire une fois dans sa vie, … Le mec chez qui on était semblait bien traiter ses bêtes, hormis qu’il les faisait monter par les touristes.IMG_0080

Et puis il y a eu les singes de Lopburi, petits démons qui n’hésitaient pas a te sauter dessus pour t’arracher une friandise.100_4981

Pas très frequentables ces singes… Et ça mord ces bêtes là. Ils ont envahis les ruines d’un vieux temple, et débordent sur la rue d’en face, où ils font littéralement la manche. 100_4880

100_4768Outre les bestioles, j’ai vu des paysages d’une beauté à couper le souffle. Des cascades, des grottes dans lesquels on navigue sur des radeaux de bamboo, éclaire par une lanterne au gaz (Tham Lod).

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 Des mers de brouillard sur les montagnes, faisant ressortir les sommets tels les iles du pays de nulle part jaillissant des nuages.100_4052100_4057

Des plages d un bleu turquoises, des fonds sous marins ultra dense et colores, et tout une tripotée d’arbres incroyables et de fleurs.100_4282

J’ai adoré l’anarchie des villes thailandaises, tous ces cables qui s’entremêlent dévorés par la végétation…100_4661100_3289100_4657100_5016

Et les temples, finement ouvragés, brodés d’or et gardé par les terribles Nagas de chaque côté de l’escalier. 100_3223

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La chaleur suffocante de Bangkok, des marchés, les thaïlandais sans casques mais avec un masque pour la pollution, a trois sur le scooter, les seven eleven qui n’ont rien a voir avec ceux des usas, les roulottes de bouffe, les néons, les tuk tuk fous et suicidaires qui te alpaguent sans cesse et essaie de t’entuber au max sur le prix du trajet. Je suis tombée amoureuse de Bangkok.100_4188 

100_4710Les klongs, canaux bordées de cabanes de pêcheurs faites de bric et de broc, contrastant avec les buildings à l’américaine, les grands echangeurs deux rues plus loin. Un mélange entre traditionnel et hyper industrialisé.100_4727100_4664100_4660

100_4653Le grand palais, le magnifique temple arun sur les berges de la chao praya.100_4472

Le quartier de patpong, genre de Disneyland du sexe, techno surper forte, gogo danseuses en petit short dans club a paillette avec gros deguelasses ou jeunes hyper bourre. 100_4463Quelques impasses plus gays, des minets jouent au billard, attendant le client… Et Kao San Road, rendez vous des fétards (si si, c’est la rue qu’on voit au début de La Plage avec Léonardo). 

Je n’ai pas du tout trouvé la ville étouffante, comme sa réputation le laisse supposer. Au contraire, il fait bon y vivre, et ça ne parait pas tant que ça surpeuplé.

Mais il faut faire attention a Bangkok à ne pas faire trop le touriste béta. Par exemple, une balade sur les klongs  vous coutera 1500bath en agence, alors que le bateau taxi qui fait le même trajet, vous l aurez a quelques dizaines de bath.100_4692IMG_1165

Meme chose pour les ruines d’Ayuttayah, l’ancienne capitale : évitez les tours organisés a 800 bath, vous pouvez y aller dans un charmant train a 20 bath.100_5239

Et la bouffe… Ahhh, la bouffe, c’est ce qui me manquera le plus : 100_3298brochette de porc, de poulet, de poisson, de poulpe, papaye, ananas, durian, ramboutan, lait de coco, ver de terre grillé, criquets, scorpion pad thaï, soupe de curry vert, barbecue de gambasse royale, gâteau de riz, glace maison, WP_20141219_002les meilleures que j’ai jamais mangé… Et puis le prix des choses. Dans le nord, on fait un repas de roi pour un euro cinquante. Les brochettes sont a 20centimes.

Les thaïlandais m’ont semble souriants, tactiles, toujours prêt a aider, accueillant, bref, très sympa. Ils ne s’en font pas trop, font souvent la sieste, chantent et rient beaucoup. Ils ne savent pas se maquiller par contre, filles et garçons s’enfarinent la gueule et ca fait très bizarre… Pas de culture alternative thailandaise, j’ai l’impression. Les thaïlandais aiment l uniforme, d’ailleurs la plupart mettent un polo jaune pour indiquer leur soutien à leur roi.

J’ai  fait de belles rencontres : Tios, un étudiant thaïlandais qui nous a tenu compagnie à ma soeur et moi dans le train pour Chiang mai. Un groupe de français qui étaient restés 5 mois en Inde et visitaient à prèsent l’asie. Une ladyboy au cheveux bleus (la Thaïlande est le seul pays ou le troisième Sexe est reconnu et l’on voit partout des garçons très très maniérés), une famille thailandaise qui nous a gentiment pris en stop. Pascual, le charmant espagnol qui partait au cambodge avec qui j’ai passe ma première journée a Bangkok. Fabiano, le teufeur italien en Asie depuis 7 ans. Taniaa, la prostituee un peu chelou qui ma raconte sa vie scabreuse dans un anglais aproximatif et m’a ensuite demander de lui acheter des clopes… Oliver le danois philosophe, et Jason, l’australien adepte de la méditation.

Mais il y a quand meme beaucoup de choses qui m’ont gênée dans ce pays.

D’abord, il y a beaucoup trop de touristes, plus qu’ailleurs en Asie, m’a t’on dit. C’est vrai dans le nord, à Chiang mai mais surtout à l’affreuse Pai qui se résume a un gigantesque marche pour couillons. Ca se calme quand on monte vers la montage, vers Suppong. A plusieurs moment, je me suis sentie etouffée, privée de liberté. Dans chaque auberge de jeunesse, nous rencontrions de gentils organisateurs qui nous proposaient tout un tas d’activité organisées complètement ouf : trek, éléphant, kayak, tyrolienne, etc. Une navette venait nous chercher direct à l’auberge et nous y emmenait, le tout pour trois fois rien (même si les prix restaient de l’arnaque). Tout était organisé spécialement pour nous, nous n’avions pas a lever le petit doigt, juste à raquer, nous étions des gros touristes au club med, quoi… Ca ne correspondait pas avec mon idée du voyage, de devoir mériter les choses pour les apprécier, d’échanger, d’aller à la rencontre d’une population typique. Bref, ça me correspondait pas du tout. Nous avons acquis notre liberté en louant des scooters ce qui était beaucoup plus dans l’esprit backpackeurs. Et alors l’aventure a pu commencer. 100_3757Nous avons gravi et descendu la montagne, par des chemins plus ou moins praticables, nous avons pu passer dans des petits villages ou pas grand monde ne passe, manger dans des petits bouibouis familiaux, hors des sentiers battus, le genre ou presque jamais un étranger ne s’arrête, et ou ils ne servent qu’un seul plat, traditionnellement une soupe de nouille.

100_4392Nous avons faire plusieurs randos dans la jungle, à la recherche de grottes ou de cascades cachées, souvent en tong et sans antimoustiques, et j’ai pu me rendre compte que je n’aimais pas franchement la jungle, et que celle-ci me le rendait bien. Cela m’a conforte dans mon sentiment d’être une citadine. Je suis une aventuriere du bitume, moi, des qu’il faut crapahuter dans la boue et escalader deux rochers, y a plus personne…IMG_0455IMG_0434

Le sud, les iles paradisiaques, étaient encore pire niveau tourisme. Plus rien du tout de typique, tout affreusement occidentalisé, en toc, adapté au gros occidentaux bourré de fric.IMG_0700 J’ai eu l’impression que cette partie de la Thaïlande n’appartenait plus du tout au thaïs, que nous l’avions colonisée, même si officiellement ils ne l’ont pas été. Et puis étant née en bord de la mer, les plages et leur eau délicieusement tiède m’ont très vite fait chier, même si c’était chouette un temps. J’avais le sentiment que toutes les iles ressemblaient à Capbreton plage, les cocotiers en plus. Le seul interet de la region a mes yeux etait la full moon party, du moins la half moon party, car elle correspondait aux dates où on était sur ko phan gan, mais j’ai déclenché ma tourista à ce moment là. Donc pas de fête pour bibi. Des que j’ai été rétablie, je me suis barrée toute seule a Bangkok, plus à mon goût.

Mais la chose la plus dérengeante en thailande, c’est ce culte de la personnalité autour du roi Rama IX.  Son portrait géant fleurit a tous les coins de rues, dans toutes les échoppes. Les thaïs l’adore, ils sont bien obligé, car ils risquent la prison si ils disent du mal de lui.100_4629

Avant de reprendre l’avion, j’ai vécu un dernier petit frisson : j’ai dû prendre le moto taxi pour être à l’heure à l’aéroport, afin de me faufiler dans les embouteillages. Ben c’etait une experience. Pas de casque, mais le mec gérait le traffic, passait partout, traversait quand il fallait pas, en avait rien à foutre des panneaux de signalisation, et tout le monde faisait comme lui. Ça fusait dans tous les sens, une cohue générale. Je crois qu’un conducteur occidentale n’aurait pas tenu deux minutes. Mais bizarrement, je n’ai pas eu trop peur. C’était la fin du voyage, je m’étais habitué à la façon de faire thailandaise. Et puis cette excursion mouvementé dans le traffic, c’était vraiment Bangkok, son essence…

Ma dernière lecture vampirico-francophone : Lemashtu

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lemashtuLemashtu, chronique des stryges, Tome 1

auteur : Li-Cam

Editeur : Griffes d’encre

Etrange, Lemashtu. J’en avais entendu parler, toujours en bien, comme de son auteur, la charmante Li-Cam. Mais j’avais aussi entendu la mention Young Adult. Alors je me méfiai, je me disais, c’est peut-être pas pour moi… La couv pourtant, ne pue pas le young adult, elle suinterait même le roman érudit. C’est au Salon du vampire de Lyon que je me suis lancé. Et bien j’en ai eu pour mon argent. Lemashtu est un bouquin surprenant, croyez-moi. Dur à définir. Je tenterai que c’est du Harry Potter version salace. Un petit gars célèbre, cloitré dans un pensionnat londonien. Sauf que la comparaison s’arrête là.

Le principal problème de Lemashtu, c’est ses pulsions sexuelles incontrôlables, que ses tuteurs castrateurs essaient de museler tant bien que mal. Et ça arrête pas pendant tout le bouquin, de la métaphore scabreuse des crocs érigés, aux tentations homosexuelles, au sexe plus explicite. Mais le tout est raconté avec l’innocence et l’ingénuité de J.K Rowling. Rien que pour ça, ça vaut le détour. Mais c’est pas tout. Li Cam a de l’imagination à revendre, et réinvente complètement la mythologie des buveurs de sang, qu’elle situe dans une uchronie très proche de notre réalité, ou les stryges, après les horreurs commises par Vlad Tepes, sont confinés dans des camps. Lemashtu est le dernier vovoïde Dracul, un prince mais aussi le dernier espoir de son espèce, car il est le seul reproducteur encore en vie. Le vampire est en voie d’extinction, et c’est le Vatican lui même qui veille sur la jeune créature comme la prunelle de ses yeux, jusqu’à ce qu’il atteigne l’âge de se reproduire avec une humaine. Mais l’église à aussi une branche dissidente, Le Bras de la Miséricorde, bien décidée à décimer les stryges survivants.

Comme True Blood, Li Cam évoque à travers le vampire le thème de l’intolérance de la différence. Il s’agira pour Lemashtu d’apprendre à réfrener ses pulsions de Mal Alpha hypersexué et son instinct vicieux pour ne pas tomber dans les tentations que mettrons sur son chemin Le Bras de la Miséricorde afin de le perdre et de le tuer. Mais dur de résister aux avances des pucelles du pensionnat, qui toutes perdent la tête en croisant ses beaux yeux verts. Li Cam parvient à instaurer une tension sexuelle morbide comme j’ai rarement vu. La construction est aussi remarquable, on alterne entre présent et passé, grâce aux archives du vatican, qui nous permettent de découvrir la personnalité des mystérieux tuteurs de Lemashtu.  Vous l’aurez compris, Lemashtu, c’est du old young adult, quoi. Et c’est surement le principal soucis du bouquin en même temps que sa qualité.

Petits Bémols, j’ai moins aimé la fin que le début, rapport à un climax final qui m’a semblé un peu incohérent, et les personnages humains sont moins travaillés que les vampires. Mais rien qui m’a arrêté, j’ai hâte de lire la suite !

Morgane Caussarieu