Revue de presse Techno Freaks

QUOI DE NEUF SUR MA PILE

« Techno Freaks« , dernier (et court) roman de la berlinoise d’adoption Morgane Caussarieu, raconte un week-end typique dans le Berlin alternatif, vécu par des membres « typiques » du milieu. Telle un Howard Becker de la techno en pleine observation participante, Caussarieu livre un texte nerveux et incisif qui peut se lire autant comme un roman que comme une monographie. Berlin, les clubs, c’est fondamentalement la techno, les performances, les sets des DJ réputés, les looks travaillés au millimètre. C’est ce que sont venus y chercher Goldie, Dorian, Jojo, Momo, Queen Bee, Beverly Gore, Nichts, Opale, etc., accourus de toute l’Europe pour être à l’épicentre alter de l’Europe. Trouver la fête alter, et en même temps la gloire, dans le cinéma, ou les sets, ou le body art. Problème, si la fête était facile à dénicher, pour la gloire on attend toujours. Car pour ces personnages essentiellement narcissiques, le bon moment viendra toujours plus tard.
En attendant, et pour certains depuis un bon moment, Berlin c’est bosser en call center pour Ipsos, ou toucher – en grugeant un peu – le RSA, voire faire du porno amateur pour financer la protection des renards.
Puis il y a le week-end. En moins de 200 pages, Caussarieu raconte un week-end normal dans le milieu. Trois jours de fête ininterrompue de vendredi soir à lundi matin. Trois jours sans dormir. Trois jours embedded dans les clubs les plus en vue alors qu’on les trouve pourtant de moins en moins légitimes. Trois jours de beaucoup de sexe, de beaucoup de drogue (kétamine et GBL notamment), de beaucoup de musique, de beaucoup de danse, mais surtout de beaucoup de paraître. Car, dans le milieu, le paraître est une ressource, le capital de visibilité une monnaie. Être connu, avoir le bon look, la bonne attitude, c’est avoir accès aux meilleurs plans, être sur toutes les guest lists, accéder aux meilleurs dealers. Okette. Mais pour l’action et la gloire, ça sera toujours plus tard.
La fête berlinoise est une sorte de tunnel dans lequel on va toujours plus loin vers l’avant et dont il est difficile de sortir. On est chaque semaine un peu plus loin d’être en état de faire quelque chose de significatif, si ce n’est changer de sexe (juste pour voir) ou se trépaner soi-même pour apaiser son tourment intérieur. D’objectivable, on ne ramène souvent que le VIH ou des narines défoncées. Avec « Techno Freaks« , Caussarieu raconte une ville qu’elle aime et des personnages dont elle connaît les archétypes avec tendresse, compassion, et tristesse.
Tendresse pour le lieu, compassion pour l’humanité blessée de ceux qui le vivent, tristesse pour tous ces destins en stase qui n’auraient d’avenir possible que dans une fuite loin de la ville. https://www.quoideneufsurmapile.com/2018/07/techno-freaks-morgane-caussarieu.html

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Les contes du soleil noir d’Alex Jestaire

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cvt_Tourville_510Alex Jestaire, je l’ai découvert avec Tourville, roman épais suivant les mésaventures de Jean-Louis, enquêteur du dimanche psychotique retourné dans sa ville natale pour résoudre le mystère de la disparition d’un ami d’enfance. Jean-Louis, adepte des scènes raves et narrateur pas très fiable à la mémoire défaillante, m’avait séduit par ses logorrhées puissantes qu’il déblatérait à tout va, et qui imprimaient au roman un style complétement osé, voir carrément frappadingue. L’écriture de Jestaire, indéfinissable, m’avait séduite. Ça sonnait vrai. Et en plus ça sonnait nouveau tout en étant ancré dans son époque. Pour moi, Tourville était le roman de la génération 90/2000. Ni plus ni moins.

C’est donc avec impatience que j’attendais ce salon du livre pour me procurer la série des contes du soleil noir, toujours au Diable Vauvert. Je n’ai pas été déçue, je les ai dévoré en 5 jours, un jour pour chaque volume. Là encore, la patte nineties reste. C’est un peu comme si on se trouvait dans un format X-Files, avec des épisodes autonomes, et des épisodes complots. Ou dans Les contes de la crypte, puisque chaque conte est narré non par un squelette marrant, mais par un Geek marrant, qui s’adresse au lecteur, l’interpelle, l’invite à boire l’apéro et se caler sur le canap, les pieds sur la table basse. Chaque « épisode » est précédé d’un mini-générique, type le Chaméléon. Vous vous rappelez sûrement du fameux :« Il existe des caméléons parmi nous, etc… » Moi je pourrais vous le réciter. On avait aussi le même genre avec Le Clown, The Crow, et même dans les premières saisons de Buffy. Dans ce générique stylé, Jestaire explique qui est le Geek, un hacker mystérieux et un peu cramé, un vigilante derrière son écran, qui traque et collecte de manière obsessionnelle les dossiers d’affaires étranges s’inscrivant dans un complot plus vaste. Ensuite, même si ça se trouve après, on a toujours une séquence choc de pré-générique, pour poser le contexte et appâter, puis le titre du bouquin apparaît, comme résonnait les musiques d’X-Files ou de Buffy. J’ai vu sur la toile qu’on a beaucoup comparé les Contes du Soleil Noir à Black Mirror. J’ai pas bien compris pourquoi. Oui, on est dans l’horreur sociale, dans le futur proche, un brin technologique, mais franchement, ça s’arrête là. En vrai, les contes sont mieux que Black Mirror, si vous voulez mon avis. Et si ça s’inspire du format série des nineties, ça se veut plus intélligent (et ça l’est) . En gros, c’est le moment où des parcours de vie normale déraillent, que le fantastique surgit dans le quotidien, et où tout s’effondre comme un château de carte vers le surnaturel. Oui, Jestaire nous offre un miroir noir sur notre monde, de la Belgique, à l’Inde en passant par Londres et le Mali, mais un black mirror encore plus ténébreux et percutant que celui de la série, et toutes les couches de la société y passent, du clodo à la crème de la crème. Chaque conte laisse une fin ouverte, une impression de malaise indéfinissable, et lentement, se tissent des liens entre chacun. Ce qui frappe, c’est la justesse du récit à chaque fois, la façon dont il contruit ses archétypes, sans jamais être dans le cliché. Un peu comme si on se demandait quel pouvoir effrayant cache le monsieur tout le monde dans l’appart d’en face, ou ce mec que je vois souvent à la télé ou dans les tabloids. C’est une société pourrie que décrit Jestaire, les prémices de la fin du monde amorcée par l’effondrement du capitalisme et de la finance, en empruntant quelques codes aux films d’horreurs et de super-héros, mais tout cela reste réaliste, quoique utra-référencé. Et souvent très drôle. Enfin, si on aime ce genre d’humour.

Crash-125x190Le premier Volume, ça s’appelle Crash, hommage explicite à Ballard et Cronenberg. En effet il y a beaucoup de Ballard chez Jestaire, et c’est plus à lui qu’à Black Mirror que j’ai pensé en le lisant. Cronenberg aussi, car ouais, les corps sont malmenés, et parfois difforme. Crash c’est l’histoire de Malika, une pauvre meuf qu’a pas eu de pot toute sa vie, une petite rebeu promise à de grandes choses qui se retrouve femme de ménage divorcée avec un gamin à nourrir. Ça s’arrange pas après son accident de voiture, elle se retrouve en légume, avec seule fenêtre sur le monde la télévision. Absorbée littéralement par l’écran, par le flux des informations, elle voyagera sur les ondes et se matérialisera sur les lieux de toutes les catastrophes naturelles et actes terrotistes qui méneront le monde à sa perte. Et Geek répertoriera toutes ses apparitions enregistrées sur les lieux des drames, comme une gigantesque partie de « Où est Charlie ? ». Toujours, il y a Malika, quelque part. Crash est le volet le plus glauque et déprimant des contes, une critique des médias catastrophistes matinée de misère sociale, il n’y a presque aucune trace de l’humour noir et absurde qui caractérise d’habitude l’écriture de Jestaire. Je ne conseillerai donc pas de commencer par celui-là, si vous ne voulez en lire qu’un ou que vous êtes des petites natures.

Arbre-127x190Le deuxième volume, Arbre, est certainement le plus violent. On y découvre ce qu’est le Soleil Noir, donc peut-être est-ce une bonne porte d’entrée vers l’univers Jestairien. L’héroïne est une jolie connasse, accessoirement journaliste, née en Inde à l’endroit où pousse un arbre inversé et se lève le soleil noir ; Pourrie jusqu’à la moelle, elle se sert de son pouvoir, un don d’hypnose, pour récolter des informations auprès de la jeunesse dorée londonienne et faire éclater des scandales. Malheureusement, elle se fera prendre à son propre jeu : dans les hautes sphères, ils sont plusieurs à aussi posséder le don, et ils sont encore plus monstrueux et sans scrupules qu’elle. La fin du roman s’articule autour d’une scène de viol particulièrement vicieuse.

51VzNBnegAL._SX195_-125x190Le troisième volume, Invisible, est celui qui m’a le plus rappelé Tourville, car on y suit un personnage un peu dans le style de Jean-Louis. Joffrey est un jeune type à la jeunesse bafouée, un clochard total branque, qui à force d’être ignoré, se retrouve véritablement invisible aux yeux des gens. La métaphore devient réalité. Loin de s’en affoler, il en profite pour faire des blagues, jouer des tours aux gens, voler dans les supermarchés, boire dans les verres dans les bars, et peloter des femmes, voire carrément les violer. Mais il se rend compte qu’avoir des pouvoirs, quand on est tout seul, ce n’est pas si drôle finalement. Malgré le sujet tragique, c’est le plus fun des contes, et c’est surement dans celui-là que Jestaire déploie le plus son originalité d’écriture. Et si ça vous a plu, je ne vous conseille que d’enchaîner sur Tourville.

COUV-JESTAIRE-Audit-PL1SITE-127x190Audit, le quatrième volume, est certainement mon conte préféré. On y suit 5 membres d’une firme mystérieuse de consulting chargé de virer en douceur le petit personnel lors du rachat d’une boite. Tous ont « le soleil noir dans la bouche » le don d’hypnose, ou quelque chose d’encore plus sombre. Genre les X-men version malsaine et mesquine. Et chez les X-mens, il y a les boss et les stagiaires, et même les stagiaires sont des enculés de première. Audit reflète bien l’absurdité du monde du travail, et les rouages du capitalisme et ses dérives. C’est aussi intéressant de découvrir la hiérarchie compliquée chez les élus qui possèdent le don du soleil noir. Niveau style et construction du récit, je crois qu’il est encore plus dément que les autres, et je ne peux que vous encourager à, si vous voulez n’en lire qu’un, lire celui-là.

téléchargement-1-126x190J’ai aussi adoré Esclave, pas si éloigné des univers de Ketchum (avec la femme sauvage séquestrée de « The Woman ») ou de Clive Barker. Le chapitre pré-générique pose le délire : on y suit une milice au Mali qui alors qu’ils se tapent une prostituée étrange sous la coupe d’un marabout, sont décimés par des militaires français qui capturent la créature. Elle s’avère être une goule, gueule de cauchemar mais corps de rêve, et elle est vendue à un ministre avec le « soleil noir dans la bouche ». Ce conte est assez surprenant, on s’attendrait à ce que la goule soit la méchante, ou se venge, mais non, elle restera une victime et une esclave prostituée jusqu’à la fin, une femme objet. Ça parle du rapport de domination, de la condition féminine bafouée, des coulisses du pouvoir, avec sociétés secrètes sado-maso à l’appui. C’est le conte le plus traumatisant, le plus visuel, et le plus clairement horrifique, puisqu’on a là une vraie figure monstrueuse, et des scènes érotiques bien tordues.

Bref, lisez les contes du Soleil Noir d’Alex Jestaire et prenez-vous dans la gueule un avant-goût d’apocalypse.

CARNET DE VOYAGE : MA PLUS GRANDE AVENTURE, L’ETHIOPIE

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Chapitre 1 : GREVE DES AGRICULTEURS : JE DOIS ALLER A L’AEROPORT EN STOP

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L’aventure galère a commencé bien avant d’arriver en Ethiopie. La veille du décollage de mon vol pour Addis Abeba à l’aéroport international de Nice, 7h du mat’, c’est la grève des agriculteurs : ils ont bloqués les autoroutes avec leurs tracteurs et ont coulé des blocs de bétons sur la voie ferrée ! Plus aucun train ne circule vers Marseille, je me retrouve dans la merde à Toulouse matabiau à mi-parcours. Je tente de trouver un blablacar, mais aucun ne me ferait arriver à temps à l’aéroport. Du côté des loueurs de voitures, aucun conducteur n’accepte de prendre la passagère supplémentaire à la drôle d’allure que je suis. Envie de tout abandonner, de m’asseoir sur mon billet d’avion. Le ciel ne veut pas que je parte en Ethiopie, on dirait. Comme je crois en ces choses là, je me dis que c’est peut-être un signe… Alors que la mort dans l’âme, permis en poche, j’envisage de louer une voiture à 300 euros, miracle, le mec devant moi part pour Marseille et accepte de me prendre sans que je paye rien. Très sympa et très drôle, il s’avère franchement antisémite sur les bords. On parvient à la fin de notre débat à un compromis : je concède qu’en effet, il y a beaucoup de juifs à Hollywood, et lui reconnaît que Dieudonné n’est vraiment plus drôle sur la fin. Si j’avais eu vraiment de la chance, j’aurais pu choper la dernière navette pour Nice juste à temps. Mais toujours à cause des fichus agriculteurs, on doit faire pleins de détours, et on arrive sur Marseille très en retard. Même si c’est pas rassurant et que je ne suis pas armée et que j’ai peur de rester planté là, je tente le tout pour le tout et dis à mon sauveur de me déposer de nuit sur une aire d’autoroute, pour aller jusqu’à l’aéroport en stop. C’est ma seule option si je veux prendre cet avion. Pour parachever le décor de film d’horreur, il y a un vent de tous les diables, il fait tellement froid, rien à voir avec le temps supposé en Méditerranée. Personne ne va à Nice. Je me dis que je vais mourir gelée si je dois passer la nuit ici sans sac de couchage. Heureusement, au bout d’une heure, je trouve un gay sympa directeur de colo qui m’amène jusqu’à Cannes. On parle voyage, lui est amoureux d’un petit thaï. Je dis en plaisantant que qui sait je vais me trouver un éthiopien (je n’aurais pas pu être plus dans le vrai). Il me dépose à un péage avant Nice, il fait encore plus froid. Un type me prend finalement et accepte de faire le détour à l’aéroport. J’arrive au soir à l’aéroport de Nice comme prévu et y passe la nuit.

Chapitre 2 : L’ETHIOPIE : LE KHAT, L’INJERA ET LES GARCONS QUI EN VEULENT A MON CUL.

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La capitale éthiopienne, Addis, est moche est oppressante, c’est très compliqué de s’y retrouver pour prendre les transports en commun, des minivans où s’entassent les gens jusqu’à ce qu’ils éclatent. Un jeune garçon crie à la fenêtre la destination, et la plupart du temps, ce n’est pas le nom d’une rue ou d’une place, mais un nom officieux, qu’utilise les locaux. Comme ça se voit que je suis un peu perdue, la proie facile, je me fait aborder par un guide, Adésu, qui me fait visiter à pieds les principales églises, sans grands intérêts. 

Une fois sa mission terminée, il m’entraîne dans un petit local de terre battu situé sous le métro aérien, entre les boulevards pollués où klaxonnent les voitures. Là, lui et ses amis se retrouvent pour mâcher le khat, la drogue légale locale, une plante énergisante et hautement addictive. dj2khatC’est parti, on mâche des feuilles, en les faisant passer avec le délicieux café éthiopien. On est bien là tous ensemble, je ne ressens pas trop de différence de culture, les éthiopiens sont sympas et savent rigoler. C’est comme si j’avais jamais quitté Berlin : je suis entourée de beaux gosses qui auraient pu être mannequins (les éthiopiens ont les traits très fins), habillé en sportwear décontract, sous une voie de train aérien, et on fait tourner des énergisants. C’est tout une technique, le khat, faut prendre que les feuilles les plus jeunes, et les mâcher d’un seul coté de la joue pour continuer à parler et pas s’étouffer avec. J’apprends vite. Après cela, Adésu me propose d’aller boire un coup. Je pensais qu’on le ferait dans un bar où dans la rue, mais il loue pour nous une sorte de salon privé avec des lits, dans l’arrière sale d’un restaurant. Je sens qu’il y a anguille sous roche. L’air de rien, pour mon éducation sur l’Ethiopie, il m’apprend que les femmes éthiopiennes aiment la prendre dans le derrière. Moi je décide que j’ai déjà assez mal au cul avec tout le fric que je viens de dépenser pour sa guidance, et décide de prendre congés.

Cette première journée servira de modèle à ma relation avec les garçons éthiopiens. Chaque garçon à qui j’adresserai la parole durant mon voyage tentera quelque chose avec moi au bout d’un moment, que ce soit un guide qui essaiera de me saouler pour arriver à ses fins (malheureusement pour eux je tiens mieux l’alcool qu’eux), un chauffeur de tuk tuk qui m’achètera des fruits pour m’amadouer, ou un passager de bus à qui j’aurais demandé un renseignements qui me touchera avec insistance ou m’aidera plus que de raison. Là où c’est le plus difficile, c’est dans les transports locaux remplis de paysans. Je me sens cernée par le regard des garçons, par leur attitude suggestive. Je me demande à chaque fois ce que je fais là et comment je vais m’en sortir. Il ne se passera rien de plus à chaque fois. Mais je ne me sens pas très bien, à cause de ce harcèlement permanent. A peine je me débarrasse d’un qu’un autre survient. Bon plusieurs fois, j’avoue ne pas m’aider en allant danser avec mes guides dans les night clubs locaux, en remontrant aux bitches locales. Les éthiopiens bougent tous comme des dieux, ces escapades en night club restent dans mes bons souvenirs. DSC03862
Le soucis de voyager à la backpackeur, avec les transports locaux, c’est que le bus part souvent à 5h du matin, donc il faut traverser la ville dans la nuit noire, où ne croise que les mendiants et ensuite affronter le chaos des gare de bus, ou tout le monde crie, se montre agressif, ou il faut demander plusieurs fois quel bus prendre car rien n’est clair. Attention aux pickpockets aussi. Beaucoup de stress. Je suis tout le temps la seule blanche à des kilomètres à la ronde : c’était ce que je recherchais et n’avait jamais eu en Asie, mais c’est parfois un peu effrayant. Surtout dans les petites villes où on ne voit pas passer beaucoup de touristes et où on me regarde comme un monstre ou bien on rit de moi. Mes tatouages et mes piercings n’aident en rien. Ils n’ont jamais vu de créature telle que moi.

DSC03872Dans les grosses villes, il faut aussi composer avec la « frénésie des farenjis », le mot qu’on utilise pour désigner les étrangers. En gros, tout le monde parle de toi en te désignant comme l’étrangère, et les enfants crient « Farenji ! Farenjis ! » sur ton passage, ou te pointe tu doigt en gueulant « You ! You ! You ! » et te demande de l’argent. Le mieux est de le prendre à la rigolade, mais à la longue, c’est éreintant. Je ne me suis jamais autant sentie freak.

Le prix des hotels est plus élevé que je le pensais, le livre Lonely Planet est très peu orienté backpackeur et ne propose que peu d’hôtel en dessous de 10 euros la nuit. En plus, il y a souvent un prix pour les locaux, et un prix pour les farenjis, trois ou quatre euros supplémentaires. La plupart du temps, quand un éthiopien t’aide, c’est soit qu’il veut ton cul, soit qu’il veut ton argent.

Mais quand même, j’aime l’éthiopie et les éthiopiens. Entre eux, ils sont supers, ils ont le contact facile, vivent en communauté soudée, genre si quelqu’un n’a pas de sous pour payer le bus, les autres passagers lui payent. Ils t’invitent à partager leurs repas même s’ils ne te connaissent pas. Ils ne disent jamais du mal de toi. Ils sont drôles, relax, ils répètent sans arrêt « Tigré Lem » qui veut dire « Pas de problème » ou « Ab chir » qui veut dire « profite/enjoy ». Ils aiment l’humour bête et méchant : dans le bus on regarde des vidéos gags ou les gens se poussent, tombent ou se frappent gratuitement ; tout le monde est hilare. Ils regardent aussi des comédies romantiques, et des télénovas brésiliennes, mais surtout des retransmissions de football d’Arsenal et de Manchester United. Ils sont très européanisés car reçoivent la BBC. Ils détestent les chinois, qui envahissent leur pays et volent les contrats de construction à leurs entrepreneurs locaux. Les blagues racistes sur les chinois sont monnaie courante. La plus drôle que j’ai entendue, qui serait aussi une histoire vraie : « Un chinois est en prison. Ses amis viennent le voir, et veulent entrer dans la cellule. Le gardien le leur interdit et dit : « Ah non, si vous faites ça, je saurais plus lequel est mon prisonnier, et je risquerai de le laisser sortir. »

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Autre chose à propos des éthiopiens, ils font une cuisine d’enfer… La plupart des plats se mangent sans couvert mais avec une crèpe acide appelée injera. Tout est absolument délicieux, même si souvent un peu trop épicé pour des papilles européennes. Faisant quelques entorses à mes principes végétariens, j’ai aimé chaque plat, viandes grillées ou bouillie, poissons frits ou en soupe, gâteaux de toute sortes, graines grillées, canne à sucres, et préparations variées de légumes, du choux, des lentilles, des betteraves. Ils font aussi une multitude de pains différents tous plus moelleux les uns que les autres.

téléchargementEt ils concoctent des shakes appelés spris, où on l’on trouve, dans le même verre, par couche, de l’avocat, de la mangue, de la papaye… Un délice, très énergisant. J’en ai pris un tous les jours. L’éthiopie est un régal pour les papilles aventureuses, tout est ultra savoureux, mais il faut se mêler un peu avec les locaux, loin des sentiers touristiques, pour tout découvrir.

Outre sa cuisine et ses habitants, l’Ethiopie est un pays merveilleux car il est immensément variés. Tous les 100 kilomètres, le paysage change du tout au tout, ainsi que les ethnies qui y habitent, et le style de leurs maisons. Ainsi, l’Ethiopie contient des déserts, des montagnes, des marais, des forêts, des grands lacs.

Chapitre 3 : TRIP EN ZONE ROUGE DANS LE DESERT DU DANAKIL, AU NORD-EST A LA FRONTIERE DE l’ERYTREE

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Pour aller dans le Danakil, impossible de voyager à petit budget, il faut cracher 300 euros, et partir en tour organisé, encadré de soldats armés de kalashs, à cause de la situation politique instable. Quelques touristes sont morts, ils ont redoublé de sécurité. DSC04356DSC04285Moi, toutes ces armes m’inquiètent plus qu’elles me rassurent. Malgré l’air conditionné, on crève de chaud dans la jeep. Avec deux autres baroudeuses françaises, on glousse comme des pucelles en mythifiant notre chauffeur, Tariku, beau mec impassible à qui nous ne parvenons pas à arracher trois mots, et dont l’attitude respectueuse diffère complètement de ce à quoi nous ont habitué les autres garçons éthiopien. Au dehors, il fait plus de 40°. Cela n’empêche pas les Afars de récolter le sel du désert et de l’acheminer vers la ville à dos de chameaux.

Nous voyons passer les caravanes de sel, puis nous visitons une zone géothermiques aux couleurs magnifiques, dont nous piétinons le merveilleux sol allégrement – autant pour l’éco-conscience. C’est comme être sur une autre planète. La chaleur est écrasante, mais je revêts mon sweat à capuche pour ne pas finir brûlée.

Certains Afar ont les dents taillées en pointe, excitant mon imagination vampirique. Après avoir dormi à la belle étoile, dans un camp sommaire, nous partons en direction du volcan en activité Erta Ale, essayant de composer avec l’attitude arrogante et égoïste de la bande de vieux beauf israéliens avec qui nous avons le malheur de voyager, pesant sur les nerfs de chacun. Nous croisons une bande d’autruches qui s’enfuient à notre approche.

DSC04509C’est dans la nuit noire, à dos de chameau, éclairé à la lampe torche, que nous entamons l’ascension du volcan. On est très haut perché sur cette bestiole, et c’est pas hyper stable quand elle saute une marche.

DSC04555Ce voyage est l’occasion de ma rencontre avec les chameaux ;je suis tombée amoureuse de cet animal si doux et si patient, qui subit les brutalités sans broncher. Très vite durant l’ascension, je me retrouve isolée du reste du groupe, sans aucun militaire pour m’encadrer, l’organisation laisse à désirer si c’est vraiment dangereux à ce point. Malheureusement nous n’avons pas vu la lave, juste de la fumée rouge : on se serait cru aux portes des enfers, ou dans un club berlinois qui aurait abusé sur les fumigènes.

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Chapitre 4 : LES EGLISES MONOLITHE DE LALIBELA, LA NOUVELLE JERUSALEM

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DV6CBnSXcAAi0-IChapitre 5 : SAFARI

DSC04662DSC04729DSC05231Chapitre 6 : A LA RENCONTRE DES TRIBUS DE LA VALLEE DE L’OMO DANS LE SUD OUEST EN MOTO

DSC04851Normalement, ce trip se fait en 10 jours, et on le réserve depuis la capitale, en crachant 1000euros ou plus. Oui, voyager en Ethiopie, normalement, c’est pour les riches. Moi, qui ne le suis pas, j’arrive en transport public à Arba Minch la ville aux portes de la vallée de l’Omo, voir si c’est possible d’envisager quelque chose de moins cher. Un type me propose de faire le tour des tribus en quatre jours en louant un 4×4 à 100euros, c’est encore beaucoup trop. Il n’y a malheureusement aucun autre backpacker dans la ville pour partager les frais. Dans la rue, un mec à la coule avec des rastas nommé Guédj me propose de m’emmener en moto et de me faire payer 180euros les 4 jours. J’accepte, malgré le danger que représente la moto. Je sens bien le mec, et ce sera la vraie aventure. D’autre guides, qui veulent récupérer ma clientèle, me disent que c’est dangereux d’aller voir certaines tribus en moto, elles sont agressives (j’en ai la confirmation plus tard, après y être allé), et cassent les prix, montrant qu’ils se sont avant bien foutu de ma gueule. Mais je décide de partir quand même avec Guédj, tout en me méfiant. Il me demande de lui filer 50 balles direct pour les changer en birr (la monnaie éthiopienne) au marché noir et avoir du fric pour le voyage. C’est pas rassurant de lui donner, avec juste un casque de moto pourri comme garantie, mais je prends le risque. Le soucis en Ethiopie, c’est que même les guides assermentés semblent des escrocs. Le tourisme fonctionne comme une mafia, tout le monde prend sa commission, et rien ne semble vraiment officiel. Les touristes sont suivis par des repéreurs, traqués comme des proies dès qu’ils mettent un pieds en dehors de l’hôtel. Toute rencontre fortuite ne l’est pas. On ne sait jamais si la personne va bien venir vous chercher le lendemain à votre hôtel ou si on s’est fait enfler. Mais Guédj vient bien me chercher à l’heure dite. On accroche mon gros sac à sa moto. Là encore, rien ne l’empêcherait de partir avec… il ne le fait pas.

DSC04808Après quelques heures de routes dans les villages konsos et leurs cultures en terrasse, ou tout le monde boit une sorte de mixture alcoolisée très nourrissante, même les enfants, très agressifs car complètement bourrés, je me détends paradoxalement. Mon guide est super, charmant, farceur et très drôle, il conduit prudemment et il va vraiment m’emmener dans l’Omo Valley loin des circuits touristiques, comme promis. Dès la première journée, nous crevons un pneu, et on le fait réparer dans un village où je suis l’attraction pour les enfants qui n’en finissent plus de toucher mes tatouages. Pour rester bien réveillé, nous mâchonnons du khat, dont j’arrache les feuilles à l’arrière de la moto.

DSC04907En découvrant les mursis, l’ethnie la plus famous grâce à ses femmes plateaux, je me rends compte qu’en fait, ce sont de gros poseurs. C’est un peuple de chasseurs, sauf qu’ils ont tué toutes les bêtes de la réserve dans laquelle ils vivent, et maintenant ils n’attendent que l’argent des touristes, à qui ils font payer les photos. C’est limite s’il ne t’agresse pas si tu ne les prends pas en photos. Avec l’argent, ils achètent de l’alcool, l’araki. Ce sont des business men et women très exigeants, ils te jettent à la gueule ton billet s’il a le malheur d’être un peu déchiré (alors que les billets supers déchirés sont acceptés dans tous les commerces.) Certains rusent, ils changent de tenus pour qu’on ne les reconnaisse pas et qu’on les prenne deux fois en photo. Je ne m’en suis pas laissée comptée^^. Guédj a eu la bonne idée de m’emmener à l’aube, du coup il n’y a pas d’autres touristes, et les mursis ne sont pas encore bourrés, et se comportent presque bien avec moi. Heureusement, car on est en moto, sans garde armé avec nous, alors que c’est obligatoire normalement. Sur le trajet, certain enfants nous ont menacés de leur lance, mais juste pour rire. Enfin je crois. Ma rencontre avec eux s’est bien passé, une fois la frénésie des photos passés, ils m’ont examiné sous toutes les coutures, et on a partagé notre petit déjeuner avec eux.DSC04878

DSC04866Les mursis m’ont vraiment fait penser à ces punks londoniens qui eux aussi attendent que les touristes les prennent en photo, bière à la main. Mais ce sont les Hamer et les Bana, dont le look rappelle le plus celui des punks. Ces petites beautés mixent avec brio moderne et traditionnels, crètes et sportwear DIY à l’appui. 

DSC04830DSC05069J’assiste le jour suivant, après avoir dormi à même le sol dans la case d’un village Hamer où on s’est fait piqué par les puces, à une cérémonie de bull-jumping, sorte de show où un garçon qui va se marier doit sauter nu sur le dos de taureaux alignés.

DSC05108Mais ce n’est pas ça le plus impressionnant. Avant cela, toutes les femmes, qui se sont enivrées au préalables, entament une danse tribale aux rythme profonds, en tapant des pieds, faisant tinter les grelots à leur chevilles.

DSC05081Ensuite, en transe, elles se battent comme des chiffonnières pour recevoir à tour de rôles de violents coups de fouets qui leur ouvre la peau du dos et du ventre. Elles ne mouftent pas, semblent aimer ça, elles en redemandent, c’est comme ça qu’elles prouvent leur bravoure.

Fan de ce genre de performance sanglante, je trouve ça trop cool, j’aimerai me joindre à leur danse, j’ai beaucoup de respect pour elles, moins pour les autres touristes qui mitraillent leurs blessures, et qui semblent ne rien comprendre à l’intérêt de telles pratiques sado-maso. Certaines commères françaises commentent que les coups de fouets ne sont pas assez fort (j’aimerai les y voir), un connard d’israélien (encore un, ça aurait fait plaisir à mon antisémite de l’autostop) s’entête à prendre en photo une femme qui ne veut pas, la provoquant de son objectif, la tourmentant : quand je finis par lui demander d’arrêter et de la respecter, il me répond, imperturbable : « mais j’ai payé pour ça ! ». Je commence à comprendre pourquoi les gens parlent de la vallée de l’Omo comme d’un zoo humain. Si avec les mursis, j’étais moi-même bien plus l’animal qu’on dévisageait avec des yeux ronds et palpait sans honte, ici, où les touristes sont plus nombreux et tout puissant, c’est autre chose. Surtout que la plupart de l’argent récoltée par le bull-jumping ne va pas à la tribu.

Les deux derniers jours, le retour et la visite des dernières tribus, Kanso et Oromate, sont très dures pour Guédj et moi. Les routes sont très mal entretenues, nous démolissant le dos sur les bosses, et nous glissons plusieurs fois dans le sable. A un moment, alors que nous n’avons pas d’eau, nous manquons de faire un malaise tous les deux dans une zone aride désertique. Nous sommes sauvés inextrémis par des camionneurs qui partagent leur eau.

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Je me brûle assez méchamment la jambe sur le radiateur de la moto, et doit annuler la suite de mon voyage, une randonnée à cheval dans le massif du Balé. L’équitation est impossible, vu l’état de mon mollet.
A mon retour, je reste me reposer à Arba Minch avec Guèdj. Les gens sont impressionnés que j’ai tenu quatre jours de moto dans ces conditions. Beaucoup de packpackeurs abandonnent au milieu et rentrent en transport public.

Chapitre 7 : LES HYENES D’HARAR A L’EST ET LA TOURNEE DES CLINIQUES

Ces péripéties nous ont rapproché avec Guèdj, on a un petit crush l’un sur l’autre. On rit des mêmes bêtises, on a le même âge, même si son visage est plus marqué que le mien, à cause de sa vie à la dure. Étonnamment, tous les amis de Guèdj trouvent qu’on se ressemble beaucoup au premier abord, même si nos looks n’ont rien à voir. C’est un petit mec de la rue avec une gueule à la Snoop Dog et des perles aux chevilles, tout le monde le connait et l’apprécie, un arnaqueur au grand cœur. Toujours il essaie de contourner les géants du tourisme pour que les tribus reçoivent directement l’argent. Je ne suis pas la seule à avoir craqué sur lui, beaucoup de ses clients restent en contact avec lui après le tour de la vallée de l’Omo, certains l’ont même invité dans leurs pays tout frais payé. Il est comme ça, Guèdj, il a une énergie unique qui marque les gens. On ne se comprends pas toujours quand il s’agit de se lancer dans des débats philosophiques, mais on s’entend sur l’essentiel, mode de vie, bouffe et déconne. A Arba Minch, je joue les appâts pour mettre en confiance d’autre touriste. Je découvre les dessous de leur petite mafia. Je déchante un peu quand mon Guédj, un peu bourré, a une altercation avec le propriétaire de la moto qu’il a rendu en retard, et qu’il sort un énorme couteau. L’altércation ne va pas plus loin, mais je n’aime pas ça… Guédj a des vieilles cicatrices sur les joues, j’apprends qu’un mec les lui a ouvert au rasoir, parce que justement il n’était pas armé. Maintenant il frappera toujours le premier. Olalala, dans quoi je me suis encore fourrée moi ? A Arba Minch, le lendemain, je manque me faire agresser violemment par un borgne à la mine pas sympa du tout, et Guédj gère le truc en demandant à un passant de me prendre sur son scooter pour m’éloigner. Je réalise de plus en plus les dangers de l’Ethiopie. Je suis vraiment loin de chez moi.

Guédj ne veut plus me quitter, et décide de m’accompagner dans mon voyage vers Harar, ville musulmane tout à l’Est. Ça me rassure, avec lui j’aurais moins peur dans les transports en commun. On s’arrête dans la grande ville d’Awassa, presque aussi grande que la capitale, pour aller voir le marché au poisson et ses marabouts.

Là ma brûlure de moto à la jambe s’infecte, et en plus, je me retrouve affublée d’une bonne mycose vaginale bien sympa et je n’ai pas pensé à prendre de crème. On se rend dans une clinique privée, là un gros docteur me met un doigt dans ce petit cabinet qui ne paye pas de mine, la fenêtre est ouverte, donnant presque sur la rue. Une scène pittoresque. Il me prescrit des antibiotiques, et deux crèmes, et on doit faire le tour de toutes les pharmacies pour trouver les médocs en question. Ils s’avèrent efficaces. En Ethiopie, je trouve qu’on est bien soigné, quoi qu’en dise le Lonely Planet.

On arrive à Harar après une succession de bus locaux et d’arrets dans les bleds qui jalonnent le chemin, terminée par une course effrénées dans un minivan surbondé qui va a toute blinde sur les petites routes de montagnes. J’en ressors sans un poil de sec. A Harar, les femmes se parent de voiles multicolores, les bâtiments sont blancs, et ça ressemble plus à ce que j’imagine de l’Afrique du Nord.DSC05268

DSC05304La région d’Harar, c’est là où pousse le khat, et j’en vois les ravages. Partout dans les rues, des gens sont allongés et mâchent en continu. Ils ne ressemblent à rien, pouilleux, une bave verdâtre tartinant leurs lèvres. J’ai eu l’occasion de me rendre compte que Guedj était accro lui aussi, pas un jour n’a passé sans qu’il ne mâche la plante, même si la situation ne s’y prêtait pas. Il me pousse aussi à la consommation, jusqu’à l’écœurement.DSC05343

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L’attraction touristique ici, c’est d’aller nourrir les hyènes à la nuit tombée. Elles sont effrayantes, s’approchent par cercles, leurs yeux luisent affreusement sous notre lampe torche. Je n’ai plus si envie que ça de les nourrir tout d’un coup. Quand le maître des hyènes me tend le bâton portant le bout de viande, je le prends néanmoins. Les hyènes sentent la charogne. C’est avec surprise que je m’aperçois qu’une hyène m’est monté sur le dos. Le maître des hyènes lui donne à manger au-dessus de ma tête. Elle est très lourde, j’ai très peur, je sens son souffle dans ma nuque, sa truffe. Mais elle ne me fait rien. Je repars ravie de cette expérience.

Le lendemain, je déclenche une diarhée violente, puis je fais un malaise : faiblesse générale, ma tête tourne. Guédj a peur que ce soit la malaria qui peut tuer en vingt quatre heure, car on a été piqué par beaucoup de moustiques à notre escale à Assaïta, la veille. Malgré ma faiblesse générale, je ris, ce serait bien ma veine, tiens, mourir de la malaria en éthiopie. La hyène ne m’a pas mangé, mais on dirait que Harar veut ma peau. Guèdj veut m’emmener à l’hôpital public, moins cher que la clinique privée, mais je lis dans mon guide, utile pour une fois, qu’ils n’utilisent pas de seringues neuves pour les prises de sang, donc on part à la recherche d’une clinique privée. Dans le tuk tuk qui nous fait faire le tour de la ville, Guèdj se fait dévaliser de 900 birr, ce qu’il avait gagné avec moi, l’équivalent de 35 euros, une fortune ici. Il a la rage. A la clinique, on me fait une prise de sang, j’ai les résultats dans la demi heure, ils sont plus efficaces qu’en france, et je n’en ai eu que pour 5 euros. Pas de malaria, mais il s’avère que j’ai la typhoide. Je rigole, je me dis c’est pas vrai, mais le médecin me rassure, ce n’est pas grave, ça se soigne très bien avec des antibios, qu’on trouve dans la première pharmacie cette fois, pour pas cher du tout.

Chapitre 8 : CRISE POLITIQUE : EN STOP AVEC DES MILITAIRES POUR RETOURNER A ADDIS

Pour sortir de Harar et retourner prendre mon avion à Addis dans deux jours, c’est impossible : à cause de la crise politique, les transports publics sont arrêtés. Jusqu’à présent, je n’avais pas eu à subir trop les désagréments de l’état d’urgence qui a suivi la démission du premier ministre. Au mieux on a eu des coupures d’eaux et d’électricité. Les citadins n’osent pas s’aventurer hors de Harar, disent que c’est trop dangereux, car les paysans sont furieux, ils ont brûlé un bus. Guèdj ne se laisse pas abattre et on trouve un tuk tuk qui accepte de nous conduire au village voisin, ou on espère qu’il y aura des transports. Le chauffeur a peur qu’on nous lance des pierres. Pleins de gens marchent sur la route, certains s’approchent de nous avec des machettes, menaçants, mais rien ne se passe. Dans le village, pas de bus non plus. Du coup on décide de faire du stop et d’arrêter les voitures qui vont à Dire Dawa, la grande ville voisine.

La première voiture qui s’arrête est un camion, rempli de militaires armés jusqu’aux dents. Mais qui ont l’air très sympathique à leur corps défendant. Et puis avec tous les excités sur les routes, c’est sûrement avec les militaires qu’on sera le plus en sécurité. Je me dis néanmoins que s’ils décident de me violer, ce ne sera pas très difficile pour eux avec leur arsenal. Mais au final, le viol sera le moindre des dangers que nous allons courir. Nous montons avec eux à l’arrière du camion, et nous nous asseyons sur des cagettes en nous tenant à ce que nous pouvons. Le camion repart à toute blinde sur une très mauvaise route. Nous faisons des bonds pas possible dans le camion, manquant nous exploser la tête contre les rebords. C’est très éprouvant de se maintenir en place, surtout que je suis encore faible de ma typhoide. Je passe une heure vraiment pas cool. Les cagettes en plastiques sur lesquelles nous sommes assis et rebondissons se percent quand nous retombons dessus, devenant elles aussi des dangers potentielles, avec les dents créées par leur fond percé. Mais s’assommer ou se déchirer n’est finalement pas ce qui nous fait le plus flipper. Les militaires rebondissent autant que nous, sauf qu’ils ont des grenades à la ceinture, et des mitraillettes, et que ces engins de mort bringuebalent dans un chaos infernal.

Nous arrivons néanmoins à Dire Dawa en un seul morceau par miracle. Mais là non plus, pas de transport public disponibles. On arrête un camion, et là le mec dit en me voyant qu’il s’est déjà tapé des blanches mais jamais une française. On décide prudemment de passer notre chemin, et de se poser un peu à Dire dawa. Alors qu’on cherche un autre camion en interrogeant les gens, Guédj reçoit une pierre dans le dos, lancé par un crétin. Voilà qu’on se fait lapider. Heureusement la blessure n’est que superficielle. Le lendemain, on apprend que le train fonctionne pour retourner à Addis. Je pourrais prendre mon avion à temps. Mais c’est un train chinois tout neuf, et il y a des contrôles et des fouilles dignes d’un aéroport. Guèdj, qui n’a pas sa carte d’identité, ne peut m’accompagner. Nous nous quittons en larmes. Puisque nous, ça paraît impossible, jamais je n’aurais les sous de retourner souvent en Ethiopie, forcément, on est tombé un peu amoureux…

Revue de presse Rouge Toxic

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« UN ANTI-BUFFY TANT IL RETOURNE LES CODES DES SÉRIES POUR ADO. UNE ATMOSPHÈRE ANXIOGÈNE EXTRÊMEMENT PRENANTE. » Frédéric, libraire à O’merveilles, dans le Dauphiné Libéré. 

« UN ROMAN QUI ME RESTERA EN MÉMOIRE CAR IL EST LA CONFIRMATION QUE MORGANE CAUSSARIEU FAIT PARTIE DE CES AUTEURS QUE L’ON A ENVIE DE LIRE ET DE RELIRE. »  emaginarok

« LA GREFFE ENTRE L’UNIVERS SOMBRE ET VIOLENT DE MORGANE CAUSSARIEU ET LES IMPÉRATIFS DE LA LITTÉRATURE JEUNESSE ONT PRIS ET DONNE UN BIEN BEAU FRUIT. » Appuyez sur la touche Lecture. 

« L’ENSEMBLE REPOSE SUR DES ÉLÉMENTS CLASSIQUES, MAIS LA PLUME DE MORGANE CAUSSARIEU INSUFFLE UNE FORTE PERSONNALITÉ AU ROMAN : UNE TOUCHE D’HUMOUR (GRINÇANTE) ET UN VRAI AMOUR POUR SON SUJET. » Vampirisme.com

« UN ROMAN YA DE QUALITÉ QUI SE DÉVORE SANS TOMBER DANS LA ROMANCE BAS DE GAMME. MORGANE CAUSSARIEU RÉAFFIRME SA PLACE DE REINE DU VRAI ROMAN VAMPIRIQUE EN FRANCE. JE SUIS ACCRO. »  Ombrebones. 

« DANS LA LIGNÉE DU breakfast club DE JOHN HUGUES, (…) CE ROMAN RESPIRE LA POP-CULTURE DES ANNÉES 80-90, QUELQUE PART ENTRE LE FILM Teen Wolf (1985), ET Buffy contre les vampires. UN BOUQUIN QUI RELÈVE LE NIVEAU ». Un K à part.

« L’AUTEUR A RÉELLEMENT L’ART DE CRÉER DES PROTAGONISTES EXTRÊMEMENT CHARISMATIQUES. UN MUST HAVE ». L’imaginarium.

« UN PETIT BIJOUX. DES PERSONNAGES FASCINANTS, COMPLEXES, AUX PRISES AVEC EUX-MÊMES ET AVEC LES AUTRES. » Mel Lectures.

« ROUGE TOXIC PREND A REBOURS AVEC MALICE LE CLASSIQUE ‘UN VAMPIRE AU LYCÉE’ ET C’EST TRÈS RÉUSSI »reflet de mes lectures. 

« OH, QUE MORGANE CAUSSARIEU S’AMUSE AVEC LES CLICHES ! ELLE LES FRÔLE, LES SUGGÈRE, LES DÉCONSTRUITS. L’AUTRICE DÉMONTRE QU’AVEC LES MÊMES INGRÉDIENTS ON PEUT CRÉER QUELQUE CHOSE DE NOUVEAU ET DE DÉLICIEUX. QUI l’EUT CRU EN LISANT Je suis ton ombre… MAIS ELLE EST UNE EXCELLENTE AUTRICE DE YA. ON EN REDEMANDE ! UN VÉRITABLE PAGE TURNER ». Allison Line

BOOKTUBE : IL ETAIT UNE FOIS PERSENEIGE

 

UN K A PART

La première fois qu’on m’a parlé de Rouge Toxic, je me suis demandé si Caussarieu n’avait pas des envies de suicide littéraire. L’idée paraissait casse-gueule comme pas permis. Je me suis dit wait and see, on jugera sur pièce.
Je suis viendu, j’ai lu, j’ai pas regrettu.
Elle a réussi un sacré tour de magie avec Rouge Toxic.
Rouge Toxic est un bon roman de vampire pour jeune public, pas de la romance adolescente générique avec du surnaturel à deux balles plaqué dessus. (…) Très différent, Rouge Toxic reste quand même du Caussarieu. On retrouve dans les personnages et les lieux son attachement pour les marges. (…) Roman ado, donc avec quelque chose d’initiatique, ici le glissement entre la tutelle de l’enfance et l’autonomie de l’adulte. Dans Rouge Toxic, les parents, c’est surtout la figure paternelle. Figure aux deux visages, comme Janus ou la vengeance (ces références…), elle brille autant par son absence qu’elle pèse par son omniprésence. Barbie a perdu son paternel, depuis elle est surprotégée par son tuteur Abe. Faruk n’a aucune nouvelle de son père vampirique – dont il traîne l’héritage encombrant depuis des lustres.
Tout cela mis bout à bout permet au roman d’avoir quelque chose à raconter au-delà d’une bluette lycéenne. La présence d’un vampire sur les bancs de l’école se trouve justifiée par une raison plus profonde que “c’est le pitch, osef de l’incohérence”. Enfin, les deux personnages principaux ont un point commun à travers cette thématique, un moteur à leur rapprochement, là encore avec une raison valable, pas juste “c’est dans le scénario”. Caussarieu connaît son affaire, les clichés et les codes, elle s’en amuse beaucoup. Il y a tout un jeu autour, de clins d’œil, de références, de contre-pied… Même quand elle te sort un topos, tu sens qu’il y a une volonté et une réflexion derrière, qu’il n’est pas là au premier degré par flemme ou maladresse d’écriture. Rouge Toxic se situe dans la lignée du Breakfast Club de John Hughes, avec un esprit identique, à la fois dans typologie des individus et le questionnement sur le “qui êtes-vous ?”.
En fait, ce roman respire la pop-culture des années 80-90, quelque part entre le film Teen Wolf (1985), des séries comme Buffy contre les vampiresLe Caméléon ou 21 Jump Street et bien sûr les Chroniques des vampires d’Anne Rice. Rouge Toxic, c’est du bon roman de vampires, qui s’adresse à des lecteurs en lycée, qui vont y entrer ou viennent d’en sortir. Léger avec ce qu’il faut de noirceur, beaucoup de tension, du rythme, une écriture tonique… et une bonne dose de sang, moteur indispensable à tout récit vampirique.
Après le carnage des années 2000 qui a changé le vampire en figure nanarde et dilué l’esprit adolescent dans le jus de navet, voilà enfin un bouquin qui relève le niveau. Caussarieu renoue avec l’état d’esprit des années 80-90, quand les années collège-lycée étaient synonymes des premiers films d’horreur qu’on regardait dans le dos des parents, des premiers Stephen King qu’on dévorait, de la collection Terreur rouge et noir… Quand on allait au-devant de l’horreur, pour frissonner, voir des monstres et du sang, pas des vampires larmoyants qui font des bisous à des gogoles romantiques.http://unkapart.fr/rouge-toxic/

APPUYEZ SUR LA TOUCHE LECTURE

J’étais très curieux de découvrir cet univers que j’ai adoré dans une version destinée à un public différent. Je me demandais s’il perdrait de sa force, de son côté horrifique. Alors, bien sûr, l’écriture de Morgane Caussarieu évolue et, si elle n’occulte rien, elle utilise différemment sa palette. Elle ne s’attarde pas sur certains aspects qui faisaient la puissance de ses premiers romans.Je pense au côté crade que j’évoquais en ouverture de ce billet, par exemple. Les odeurs, la saleté, l’hygiène improbable, on les retrouve dans « Rouge Toxic », mais sans qu’on nous y plonge jusqu’au cou, cette fois. Mais, j’ai apprécié que ce qui fait le côté sombre de cet univers, dégoûtant, écoeurant, ne soit pas mis aux oubliettes.
La romancière ne manque pas de glisser quelques clins d’oeil, que ce soit à Anne Rice, à des séries vampiriques ayant marqué les esprits ces dernières années, à la télé ou sur papier, mais sans en rajouter, sans jouer la carte parodique. La différence se fait naturellement dans les choix narratifs opérés et dans l’histoire elle-même. J’ai trouvé que la greffe entre l’univers sombre et violent de Morgane Caussarieu et les impératifs de la littérature jeunesse avait pris et donnait un bien beau fruit. C’est aussi un bon moyen de découvrir cet univers, si « Dans les veines » ou « Je suis ton ombre » vous font un peu peur. On peut attaquer l’oeuvre de Morgane Caussarieu par paliers, désormais. Moi qui peine pas mal avec la littérature jeunesse, un peu fade à mon goût quelquefois, j’ai ici pris grand plaisir à suivre Barbie et Farouk, que l’on ne laisse pas sans espoir de les retrouver un jour. http://appuyezsurlatouchelecture.blogspot.fr/2018/04/javais-toujours-cru-que-jetais-le.html

EMAGINAROK :

Morgane Caussarieu est une de ces auteures qui a la plume vive, rapide, qui se lit sans difficulté. Dans ce type de roman avoir un style fluide est un élément important pour ne pas perdre le lecteur et ici pas de description inutile, tout est dans l’efficacité, dans la manière de faire virevolter l’action. Rouge Toxic est un roman qui me restera en mémoire car il est la confirmation que Morgane Caussarieu fait partie de ces auteurs que l’on a envie de lire et de relire. Sa vision du personnage vampirique est un pur bonheur pour quelqu’un en ayant assez de la vision Anita Blake des choses. El rend au vampire sa nature monstrueuse et cela pour le plus grand plaisir des lecteurs. Mon seul bémol ? Qu’il s’écoule tant de temps entre chacun des romans qu’elle peut écrire… Tomas Riquet http://www.emaginarock.fr/rouge-toxic-morgane-caussarieu/

L’IMAGINARIUM : « Un must have »

« A noter qu’il s’agisse de « Dans les veines », « Je suis ton ombre » ou de « Rouge Toxic », on retrouve certains personnages récurrents, et, lorsque vous avez lu les trois, c’est très sympa. Mais pas de crainte, il n’est absolument pas besoin de lire les uns pour comprendre les autres. Une fois encore, j’ai a-do-ré ce roman. Cette façon qu’a l’auteur de nous offrir des histoires originales mais emplies de profondeur avec une signature très particulière… On reconnaît les romans de Morgane Caussarieu dès les premières pages. J’ai adoré ici la façon dont l’auteur fait un pied de nez aux romans vampiriques Young Adult tels Twilight pour ne citer que le plus célèbre.En effet, plusieurs situations caricaturent un peu le style, à la sauce Morgane Caussarieu. Déjà le surnom de l’héroïne : Barbie, qui n’est pas sans me rappeler le caricatural prénom de l’héroïne dudit Twilight. Aussi, certaines réactions de Farouk vis à vis de Barbie. Alors non, le jeune vampire n’est pas un gars sans coeur, mais disons qu’il n’est pas non plus le super héros des romans de jeunes filles. Parfois, il n’est pas forcément au taquet pour venir au secours de la jeune fille en détresse (…) L’auteur a réellement l’art de créer des protagonistes extrêmement charismatiques, parfois effrayants, parfois mystérieux, toujours attirants et singuliers. Et comme pour ses autres romans, elle en profite pour évoquer des sujets difficiles. Une fois encore, la phrase « qui est le plus cruel du monstre ou de l’humain ? » s’applique à la perfection. Je ne peux que saluer la documentation de cette auteur sur les sujets qu’elle aborde. Ici, elle nous parle par exemple du Docteur Basson, surnommé le Docteur Lamort et je vous laisse vous renseigner sur ce personnage par vous-mêmes si besoin. Elle a aussi abordé une autre coutume humaine, qui nous vient des terres afghanes, et que je ne connaissais pas. Je me suis donc renseignée sur le Bouzkachi, cette « activité » équestre. Je ne vous donnerai aucun détail, sachez seulement qu’en persan, cela veut dire « jeu de l’attrape chèvre » et qu’à l’origine (et aujourd’hui encore sûrement), il s’agissait d’une véritable boucherie. Si vous vous intéressez à la créature vampirique, Morgane Caussarieu est réellement une auteur à lire. L’avantage de Rouge Toxic, c’est que les âmes les plus sensibles auront plus de facilité à l’aborder. Mais attention, Rouge Toxic mord quand même fort et vous ne ressortirez pas indemne de votre lecture. Pour ma part, ma misanthropie fut ravie d’être nourrie à ce point et malgré tout mon sens de l’humour n’a pas été oublié. Un must have. » Sandra

http://www.limaginarium.fr/rouge-toxic.html

FANTASTINET

Ce qui est intéressant aussi est d’une part que Rouge Toxic permet de faire le lien avec les deux autres romans vampiriques de l’autrice – sans que leur lecture soit indispensable à la bonne compréhension. La deuxième bonne nouvelle est la certitude (ou en tout cas, je l’espère) que d’autres opus dans la même veine devraient voir le jour. Un roman d’une autrice qui ne prend pas de gants en nous proposant à nouveau un récit riche (personnages mais aussi hémoglobines, forcément) et rythmé. Un bon livre de vampires comme on les aime ! http://www.fantastinet.com/rouge-toxic-de-morgane-caussarieu/

VAMPIRISME.COM

La couverture comme le pitch de ce nouvel opus apparaissent en rupture avec l’approche de ses deux romans vampiriques : il a tout d’une fiction Young Adult. Pour autant, dès les premières pages de Rouge Toxic, l’autrice annonce la couleur : si elle choisit un cadre susceptible de faire du pied aux lecteurs de Vampire Academy et autre Comment se débarrasser d’un vampire amoureux, elle conserve sa noirceur habituelle, et cet appel du pied prend rapidement la forme d’un bon coup de santiag dans les genoux. L’ensemble repose donc sur des éléments classiques, mais la plume de Morgane insuffle une forte personnalité au roman: une touche d’humour (grinçante), une connaissance réelle des lieux où se déroule l’intrigue et un vrai amour pour son sujet. À noter que ceux qui suivent Morgane depuis le début apprécieront de retrouver certains de ses personnages emblématiques, tels que JF Macaire. De quoi nous rappeler qu’elle a le chic pour nous rendre autant antipathiques et détestables ses protagonistes que nous faire accrocher à ces derniers. Sans même oublier des clins d’œil à des univers comme celui de Buffy, pour toute la partie du récit qui se déroule dans les laboratoires (l’Initiative n’est pas loin).Une nouvelle réussite dans la production de Morgane Caussarieu, qui reprend son univers, continue de l’étendre par petites touches et s’amuse à jouer des codes du Young Adult pour mieux les pervertir. Si d’un point de vue mythologie le roman n’en appelle pas forcément aux mêmes références que ses deux prédécesseurs, il démontre sans hésitation que l’autrice en a sous le pied, et qu’elle n’a pas perdu son mordant. Jouissif !https://www.vampirisme.com/livre/caussarieu-rouge-toxic/

JUST A WORD

La véritable force de Rouge Toxic réside dans cette métaphore filée qu’entretient Morgane entre le vampire et le drogué. Ce n’est pas un hasard si Faruk se terre dans un quartier de junkies au début de l’histoire. Le vampirisme devient ici une addiction avec tout ce que présuppose ce terme. Que ce soit la pulsion irrépressible, les shoots, la culpabilité, la sensation d’être deux personnes différentes dans un même corps et surtout l’image extérieure. C’est cette dernière qui finalement fait du vampire ce qu’il est. Evidemment, le monstre suceur de sang tue et mutile, mais au fond, c’est un malade comme un autre. L’évolution de Faruk dans le récit devient dès lors bien plus intéressante qu’il n’y paraissait de prime abord puisqu’elle montre que par la confiance/l’amour que lui voue Barbie, il peut finir par changer et se contrôler… Même s’il aura besoin d’aide pour cela. Rouge Toxic devient dès lors une vision mordante du milieu de la drogue où le fantastique tente de décrypter le comportement d’un addictMorgane Caussarieu peut en prime se targuer de construire une histoire passionnante qui fonctionne sur un rythme de page-turner et se paye le luxe de tisser des liens avec ses autres romans. Progressivement, Rouge Toxic finit par inverser les menaces (comme le suggère le changement de distribution du crâne entre les deux parties) et s’interroge sur la responsabilité de ceux qui torturent sous prétexte de guérir un Mal plus grand. https://justaword.fr/rouge-toxic-865c314b84b6

LES LECTURES DE MARIE JULIET

Dès les premières pages, pas de doute, on est bien dans l’univers de l’auteur. A nous les vampires, bien creepy, pas gentils, qui ne sentent pas bon et n’ont qu’une envie, nous dévorer ! Point d’édulcoration, même si ce livre est destiné à un public plus jeune, pour notre plus grand bonheur. Voilà pour l’ambiance.Et l’histoire alors ? Elle est assez surprenante. Imaginez un méchant vampire assoiffé de sang, qui se retrouve à faire le garde du corps d’une étudiante dans un lycée américain. Assez improbable, non? Morgane Caussarieu introduit au milieu de tout cela les « classiques » problèmes adolescents bien souvent présentés dans les séries américaines : rejet, stigmatisation… des ados qui ne rentrent pas dans le moule. http://www.leslecturesdemariejuliet.fr/rouge-toxic-de-morgane-caussarieu/

DEMOSTHENE ET LES PETROLEUSES

« je ne le regrette pas, oui il est vrai que Rouge Toxique est moins sulfureux que ses « grands frères », plus abordable car ouvert à un lectorat plus jeune et une ambiance  qui n’est pas sans rappeler certaines séries des années 90, c’est bien tourné et réfléchi, sans jamais tomber dans les clichés du genre et surtout l’auteur ne perd rien  de son style qui s’adapte sans se départir de sa qualité.Donc une fois de plus pari gagné,  Morgane  Caussarieu  m’a embarqué dans son monde, elle connait son affaire et la mène dangereusement bien et tant mieux parce que c’est bon !  Ses aventures vampiriques sont résolument contemporaines,  rock ‘n roll  et ses créatures terriblement charismatiques.Vivement la suite ! » http://blog-du-serial-lecteur.over-blog.com/2018/05/rouge-toxic-morgane-caussarieu-sandrine.html

OMBREBONES

je sais, le roman ressemble à un pitch de romance à deux balles qui surfe sur la vague vampire. C’est là que le talent de Morgane Caussarieu intervient: non seulement elle reste fidèle à sa mythologie (créée dans ses autres écrits) mais en prime, elle propose un livre hyper référencé qui plaira forcément à tous les fans du genre. Si elle abandonne le côté dépravation sexuelle qu’on retrouvait (avec délices) dans ses romans pour adultes, elle ne laisse pas pour autant la violence et offre une histoire dure, glauque, qui se dévore en quelques heures. (…) Pour autant, ce livre aurait juste été une agréable lecture sans la présence de personnages exploités dans ses autres titres et de cet univers que j’apprécie tout particulièrement. Quel bonheur de retrouver mon petit chouchou J-F (Dans les veines), de croiser le Baron Samedi (Black Mambo), d’avoir, en quelque sorte, une suite informelle à Dans les Veines. (…) Elle réussit tout de même à proposer un roman young adult de qualité qui se dévore et exploite le mythe du vampire avec brio sans tomber dans la romance bas de gamme. Qu’est-ce que ça fait du bien ! Pourtant, un vampire au lycée, c’est vu et revu et re-revu… Mais la manière dont elle présente son sujet est telle qu’on n’a pas ce sentiment d’une énième redite. Avec Rouge Toxic, Morgane Caussarieu réaffirme et défend sa place de reine du vrai roman vampirique en France. À mes yeux, ses livres sont des must-reads qui ne vous laisseront pas indifférent. Si vous ne connaissez pas, FONCEZ ! Je terminerai en disant que j’espère très fort que son prochain livre se concentre sur J-F. ♥ Mes espoirs sont-ils vains? En attendant, il me reste encore Je suis ton ombre mais j’ai peur de le lire parce qu’il ne me restera plus rien de l’auteure après x.x Ne cherchez pas la logique, je suis accro. https://ombrebones.wordpress.com/2018/04/10/rouge-toxic-morgane-caussarieu/

KIMHAIRA WORLD

« Rouge Toxic » est de ce fait un roman extrêmement dense, aux nombreuses références (il y a même un petit côté « Resident Evil » à la fin), sans trop qu’on arrive à le cataloguer dans le genre Young adult tant il est marquant et symbolise le renouveau de l’univers connu de l’auteure.En effet, la nature même du « Rouge Toxic » (on ne vous en dira pas plus), l’existence d’ennemis, capables de produire des substances pour contrecarrer les pouvoirs des vampires : ce n’est pas sans rappeler la société Talamasca d’Anne Rice en plus agressif, sont de nouveaux éléments qui viennent s’ajouter  aux  réflexions déjà évoquées sur la nature fantastique de ces créatures (les ravages du temps sur leur identité, leur mémoire, leur humanité).Cette fois c’est officiel, Morgane Caussarieu signe véritablement son retour, ce qui n’est pas sans atténuer son talent dans d’autres genres, mais ravi quand on est fan ! http://www.khimairaworld.com/rouge-toxic/

SMALLTHINGS

« Amour, trahison, haine, action, humour et danger rythment ce roman sans temps mort. Les personnages secondaires apportent une touche de sensibilité, on s’attache à eux mais, Morgane Caussarieu étant l’auteure qu’elle est, certains ne survivront pas !Si la première partie est sympathique, on ne rentre dans le vif du sujet que dans la seconde moitié du roman. J’ai tout simplement adoré les courses poursuites, les révélations, les rebondissements qui s’enchaînent sans nous laisser aucun répit. On passe du livre gentillet (c’est dit sans méchanceté bien sûr) Young Adult, à du bon dark comme je les aime. Meurtres, tortures et sang deviennent les maîtres mots, et quand le vaudou s’en mêle, c’est tout simplement un pur délice ! On en apprend plus sur Barbie, on comprend mieux la mission et les motivations de Faruk, et la survie de plusieurs personnes dépendra de ses choix. Alors qui décidera-t-il de sauver : les Hommes ou bien ses semblables ? http://smallthings.fr/lespetitslivres/2018/06/06/rouge-toxic-morgane-caussarieu/

LABRAUNBLOG :

j’ai vraiment adoré tous les passages sur Faruk. J’ai aimé son conflit intérieur entre la bête et la raison, entre l’amour et la famille. L’auteure nous plonge parfois dans son passé à travers des souvenirs morcelés de sa jeunesse. Sa vie en Afghanistan, son père, ses frères, ce jour où il a cessé d’être un humain pour devenir une bête assoiffée. Faruk est un personnage fascinant, et je pense que je n’aurais pas dit non pour avoir une histoire peut-être plus longue mais entièrement de son point de vue.J’ai aussi apprécié l’humour de l’auteure. On sent à travers les deux personnages son côté décalé, en opposition à la romance vampirique actuelle. Et j’ai beaucoup apprécié qu’elle ait trouvé une raison logique à Faruk pour fréquenter le lycée. Parce que personnellement, si j’étais âgée de plusieurs centaines d’années, je n’aurais certainement pas envie d’aller me retaper dans une classe de géographie au milieu d’une bande d’adolescents boutonneux !Et puis, on sent qu’elle n’en est pas à son coup d’essai… Elle possède un style très agréable à lire, qui vous emporte de page en page sans voir le temps passer. Le livre n’est pas épais, mais je l’ai lu à une vitesse affolante. Morgane Caussarieu maîtrise également l’alternance de points de vue. Elle coupe ses chapitres au bon endroit et ne perd pas de temps à répéter ce qu’on vient de voir du point de vue de l’autre personnage. L’enchaînement des actions est très fluide (à quelques exceptions près ^^).Enfin, le travail sur la culture vaudou ! L’auteure connaît son affaire et cela se sent. En conclusion, si vous aimez les vampires bestiaux et puissants, si vous aimez les histoires pleines de rebondissements avec une touche de romance adolescente, si vous voulez découvrir l’univers de Morgane Caussarieu, je ne peux que vous recommander ce livre drôle, intelligent et sombre. Et moi, je vais aller rajouter ses autres bouquins sur ma wishlist https://labraunblog.wordpress.com/2018/02/22/chronique-rouge-toxic-morgane-caussarieu/

MEL LECTURES

ce qui m’a le plus plu ce sont les personnalités des personnages , ils ne sont pas seulement ce qu’ils semblent être et c’est ce qui les rend aussi intéressants à suivre.Une fois que l’on a fait leur découverte il est compliqué de refermer ce livre.Tout au long de ce livre on avance sur une corde raide car on ne sait jamais où ils vont nous emmener , on ne sait même pas si au final ils vont nous emmener quelque part tant le danger est présent et peut surgir à n’importe quelle page Ce livre est un petit bijou pour qui aime les vampires. Morgane Caussarieu empreinte les mythes vampiriques pour mieux les tourner et détourner. Elle nous entraîne avec elle à la rencontre de personnages fascinants, complexes , aux prises avec eux-mêmes et avec les autres. Elle nous offre une histoire riche et tortueuse qui empreinte parfois des chemins étonnants. Je n’ai qu’une seule chose à vous dire , « Foncez lire ce livre , vous ne le regretterez pas ! » http://mellectures.canalblog.com/archives/2018/05/05/36377889.html

LES PIPELETTES EN PARLENT

Alors oui, romance il y a, mais je vous rassure tout de suite, Faruk, ce n’est pas Edward Cullen ! En fait, Faruk ce serait plutôt le genre tueur en série. Il faut manger pour vivre, et si c’est vous qui devez composer son dîner, eh bien… qu’il en soit ainsi ! Ok, ça lui gratouille bien légèrement la conscience, mais il est un monstre et il l’a accepté. Et puis les régimes, ce n’est pas son truc. Ne soyez donc pas étonnés de voir des pelles de morts dans son sillage.Barbie quant à elle, n’est pas une poupée blonde. On la qualifierait plutôt de mal dans sa peau, traumatisée et légèrement suicidaire. D’ailleurs, pour une fois qu’elle s’intéresse à un mec, il faut que ce soit un vampire qui ne rêve que de planter ses crocs dans sa jugulaire ! Entourez-les d’autres adolescents tourmentés par leurs hormones et d’une menace mystérieuse, mettez-les dans un lycée et secouez bien. Les corps vont tomber comme des mouches un jour de canicule ! » http://lespipelettesenparlent.com/2018/03/rouge-toxic-morgane-caussarieu/

REFLET DE MES LECTURES :

« Pour résumé simplement Rouge Toxic il faut imaginer la trame d’un roman de vampires ados « classiques » (genre Twilight & Co) passé à la batte de baseball et avec comme moto : « les gentils vampires cela n’existe pas »(…)  Rouge Toxic prend à rebours avec malice et plaisir le classique « un vampire au lycée » et c’est très réussi.. https://siku00.blogspot.de/2018/02/rouge-toxic.html

ALLISON LINE

Le ton un peu plus léger n’entache en rien la plume aussi agréable qu’incisive de Morgane Caussarieu, et le roman en devient un véritable page-turner. Pourtant, le pitch fait hausser les sourcils : c’est qu’on en a marre, des vampires au lycée ! Mais l’autrice n’en est plus à son coup d’essai et est loin de nous proposer une nouvelle romance paranormale bourrée de clichés. L’intrigue tient la route, les personnages sont travaillés et pleins de nuances, les lieux communs sont suggérés mais très vite oubliés. Mais c’est surtout le personnage torturé de Faruk qui porte le roman à lui tout seul : l’éternel adolescent est un vampire crédible et agréable à suivre, aussi violent que repentant, mais jamais ni trop malsain ni trop empathique non plus. (…) Oh, que Morgane Caussarieu s’amuse avec les clichés ! Elle les frôle, les suggère, les déconstruit. L’autrice démontre qu’avec les mêmes ingrédients, on peut aussi créer quelque chose de nouveau et de délicieux. En bridant un peu son côté trash afin de rendre son roman accessible aux adolescents, Morgane Caussarieu donne un nouveau souffle aux romans vampiriques young adult, et c’est carrément rafraichissant. (…)Elle est loin de se renier, en choisissant d’être plus accessible : ses anciens romans peuvent être lus rétrospectivement, et Rouge Toxic leur rend grandement hommage en rappelant de nombreuses figures connues sur le devant de la scène.  Les révélations et les rebondissements vont bon train tout au long du récit, faisant du roman une réussite sur de nombreux plans. Qui l’eut cru en lisant Dans les Veines ou Je suis ton ombre… Mais Morgane Caussarieu est une excellente autrice de young adult. On en redemande ! http://allison-line.blogspot.de/2018/04/rouge-toxic.html

LELIVREOBLOG

Autant le dire tout de suite, c’est excellent! J’ai aimé suivre Faruk, et Barbara (alias Barbie qui est loin de vivre un conte de fée), de San Francisco jusqu’en Louisiane. Un petit clin d’œil à l’œuvre d’Anne Rice, on part chasser sur ses terres.
Vampires, vie au lycée et magie vaudou, fonctionnent à merveille. On découvre le passé complexe des personnages, la trame de fond est costaude, on a de quoi se mettre sous la dent avec ce Rouge Toxic et ces expérimentations pour éradiquer les vampires.
Une atmosphère tendue, la romance vampirique n’adoucit pas tellement l’ambiance mais on trouve un peu d’humour, à petite dose. Avec le recul, le rassemblement de gothiques dans les toilettes du lycée est assez drôle.J’apprécie le style de Morgane Caussarieu, ses vampires cruels, parfois en manque d’humanité et ses humains pervers, parfois plus monstrueux que des créatures de la nuit.
De l’horreur, des corps qui se vident de leur sang, une histoire familiale glaçante, un bon roman moins éprouvant que le premier qui m’avait malmenée. Bien construit, passionnant jusqu’au bout, j’espère qu’on aura l’occasion de retrouver Barbara et Faruk prochainement. http://www.lelivroblog.fr/archive/2018/03/22/rouge-toxic-6036502.html

LIVRAISONS LITTERAIRE

« Au lycée, Faruk découvre une jungle urbaine, dans laquelle les jeunes se battent pour qui sera le plus populaire ou le bouc émissaire. On y retrouve les clichés du milieu : le groupe de sportifs et leurs pom-pom girls, les gothiques, les intellos, les freaks qui n’ont leur place nulle part, etc. Le vampire prendra un malin plaisir à s’immiscer dans ce monde et à y tenir une place de choix. Tout le prédestine à être le gars populaire : il est canon (et il le sait), hautain, autosuffisant, bref, il a tout pour faire craquer toutes les adolescentes en manque d’attention ! Si j’ai beaucoup aimé cette première partie, j’ai absolument adoré la seconde à la Nouvelle-Orléans. C’est un endroit cher à l’auteure et ça se ressent dans son écriture. Elle décrit magnifiquement l’ambiance de cette ville, ces décors, et surtout son folklore. A côté de Faruk et Barbie, un personnage est vraiment sorti du lot pour moi : le parrain de Barbie, Abraham (Abe). Il met tout en place pour protéger Barbie, mettant sa propre vie entre parenthèses et surtout en danger. Ce livre est pour moi le plus « tout-public » de Morgane et si vous souhaitez découvrir sa plume, je ne peux que vous conseiller de commencer par celui-ci. » Fungilumini https://livraisonslitteraires.wordpress.com/2018/03/08/rouge-toxic/

POLAR ZONE LIVRE

« Notre chère romancière qui marche avec succès sur les pas de la grande Anne Rice (si si franchement, elle assure cette lignée) , même si il y a moins de romantisme chez la jeune auteure au look particulier et aux multiples tatouages. Point de romantisme certes, pourtant quand ce récit débute, on se croirait plongé dans le nouveau chapitre d’un «Twilight»… Comment cela est-ce possible ? L’auteure se défendant que les «gentils vampires n’existent pas» et au bout de quelques pages et deux ou trois chapitres, on respire mieux : oui Morgane Caussarieu n’a pas oublié ce qui fait la force et le charme de son écriture, à savoir des scènes glauques, poissantes, terrifiantes et climax gore dont elle parsème allégrement son récit.(…) Le dernier roman aux dents longues de Morgane Caussarieu est un excellent moment de lecture et je ne peux que vous recommander ses romans » Jean-Marc Volant https://polar.zonelivre.fr/morgane-caussarieu-rouge-toxic/

LES VICTIMES DE LOUVE

Je ne vous parlerais pas du style de Morgane, parce que je ne serais plus objective, mais elle a l’art de vous embarquer illico dans un voyage intense et violent où l’horreur côtoies l’amour, ou la souffrance côtoies le plaisir et où chacun tente de tirer son épingle du jeu et de parvenir à ses fins. Barbara est une jeune femme comme je les aime, qui tente de s’en sortir, qui craque et fond en larme et panique lorsque les événements la terrorise. Elle est tout ce qu’il y a de plus humaine malgré un secret dangereux qu’elle cache au fond d’elle. Ses vampires, Faruk, par exemple sont emplis de haine et de désespoir. On sent l’âme torturée qui cherche une forme de rédemption mais ne parvient plus à toucher la lumière du pardon et finit inlassablement par fauter, malgré lui. J’ai aimé les personnages, j’ai aimé le monde caricaturé de Morgane qui finit par envoyer valdinguer tout ça pour un séjour initiatique où notre héroïne apprend à se découvrir et à comprendre quelle vie elle va mener. Un roman où parfois l’amour n’est que surface et où on se donne à 100% pour l’autre pourvu qu’on soit récompensé à la fin. Le voyage que nous propose l’auteur en Amérique et en Nouvelle Orléans est plaisant, surtout que la seconde destination est la plus intéressante, région chère au coeur de l’auteur puisque présente dans pas mal de ses romans.J’avais promis de ne plus faire de chroniques qui s’étalent, mais là chose impossible. J’ai tellement aimé ce bouquin, j’ai tellement vibré avec les héros et avec Màma qu’il me fallait vous en parler pour à votre tour vous donner envie de vous jeter dessus.

https://lesvictimesdelouve.blogspot.de/2018/04/rouge-toxic-de-morgane-caussarieu.html

LES LECTURES DE SABBATTA

L’histoire est complexe pour un roman qui s’adresse à la young adult et franchement, c’est plaisant. On est loin des romans américains où on voit les choses venir. Ici, il y a des surprises qui nous font tomber des nues, le lecteur n’aura pas l’impression d’être sous-estimé, d’être pris pour un enfant.Une qualité chez l’auteur, c’est qu’elle nous montre une vision du vampire sanguinaire, celui qui, malgré ses efforts, ne peut renier à sa condition. On est loin du vampire qui brille au soleil. Au contraire, il a du mal à s’adapter et surtout, il n’a pas son pareil pour dire ce qu’il pense.http://sabbata.e-monsite.com/pages/chroniques-par-genre/young-adult/rouge-toxic-morgane- caussarieu.html

UN BRIN DE LECTURE

Une aventure vampirique brutale et originale totalement fascinante. L’auteure nous offre une aventure addictive, brutale et assez géniale . On s’attache tout de même à ce duo improbable, Faruk le vampire sans pitié et Barbie bien plus dangereuse qu’il ne l’imagine …. La plume de l’auteur est fluide et vous tient jusqu’au dénouement spectaculaire et pas forcément attendu .http://www.unbrindelecture.com/2018/06/rouge-toxic-de-morgane-caussarieu.html

LIBRAIRIE L’ANTRE-MONDE

Morgane Caussarieu détourne avec jubilation les clichés vampiriques de Twilight, True Blood et des histoires d’amour de bahut type Buffy contre les vampires pour creuser le sillon de Dans les veines mais en plus subtils , moins violent et plus émotionnel. https://librairielantremonde.blogspot.fr/2018/03/rouge-toxic-de-morgane-caussarieu.html

LIVREMENT

Le récit se construit en point de vue alternés entre Barbie et Faruk. L’histoire a été prévisible pour moi. Et s’il ne me restait qu’à dérouler la pelote, j’ai su remarquer la qualité de la laine(métaphore décalée, bonjour). Ma lecture relève plutôt du divertissement que de l’exaltation. Morgane Caussarieu maîtrise les codes de la créature légendaire : elle s’amuse des clichés, fournit des clins d’œil à des références et écrit quelques contre-pieds aussi. Le roman qualifié pour « jeune adulte » (young adult) est très rythmé. Concernant les sentiments, on est davantage sur de la séduction que sur de la romance à proprement parlé (donc tout à fait acceptable si vous avez le même profil de lectrice que moi). L’autrice n’oublie pas non plus d’inclure une touche humoristique et conclut avec une fin ouverte.http://livrement.com/rouge-toxic-morgane-caussarieu/

ENCRE CHIMERIQUE

Rouge toxic est le premier roman de Morgane Caussarieu que je lis, et ce fut pour moi une excellente découverte. J’ai beaucoup aimé sa plume, et je retenterai certainement la lecture d’un autre de ses ouvrages. Clairement, ne vous attendez surtout pas à une jolie histoire avec une romance vampirique.  Parce que ce n’est pas ça le sujet de ce livre. On parle ici plutôt d’une lutte entre vampires et humains, d’un virus créé pour éradiquer le gène vampirique, et de créatures qui feront tout pour survivre. http://encre-reve.blogspot.de/2018/04/rouge-toxic-de-morgane-caussarieu.html

DORIS BOUQUINE

« Même si c’est un roman jeunesse, Rouge Toxic n’a rien d’aseptisé. Morgane Caussarieu ne prend pas les adolescents pour des trouillards, et c’est tant mieux !Avec une plume très mordante et cynique, l’autrice nous raconte l’arrivée d’un vampire au lycée Mission High School de San Francisco. Faruk n’est pas là par hasard : on l’a engagé pour protéger Barbara, surnommée Barbie, d’une menace invisible. Cependant, lâcher un vampire millénaire dans les couloirs surpeuplés d’adolescents n’était peut-être pas une bonne idée, enfin à moins d’aimer éponger le sang…Oui, c’est gore, oui, ça n’est pas vide de clichés, mais j’ai pourtant passé un bon moment en compagnie de Faruk et Barbie, même si je n’ai pas réussi à m’attacher aux personnages. Ce n’est pas une lecture qu’on lit pour éprouver des émotions intenses mais plutôt pour se divertir quelques heures dans un univers violent et sanglant et c’est exactement de cette façon que je l’ai envisagé. »  http://dorisbouquine.canalblog.com/archives/2018/03/02/36187958.html

Rouge Toxic sort le 15 février

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Mon nouveau roman, une histoire de vampire au lycée à la sauce Caussarieu mais à destination d’un public Young Adult, sortira chez Naos, le label jeunesse des Indés de l’Imaginaire, le 15 février 2018. On y retrouvera la plupart des personnages de Dans les veines, pour les nostalgiques, en version un peu moins trash, sans être aseptisé.

Pour lire les premiers chapitre gratuitement, c’est ici sur le site de l’éditeur :

http://www.editions-actusf.fr/morgane-caussarieu/rouge-toxic

Quatrième :

Je m’appelle Faruk, et pour subsister, il me faut boire votre sang. Je vivais tranquillement ma non-vie dans les bas-fonds de San Francisco, quand ce type a débarqué pour me confier une mission difficile à refuser. Me voilà sur les bancs de Mission High School, à suivre comme une ombre Barbie, une orpheline aussi intrigante que réfractaire à mes charmes. Et croyez?moi, survivre dans la jungle du lycée, ce n’est pas de tout repos, même pour un vampire. Surtout pour un vampire… Mais d’elle ou de moi, qui sera le plus toxique ?

Nouveau roman plein de mordant de Morgane Caussarieu, spécialiste de la littérature vampirique, Rouge Toxic redonne tout son sens au mot frissonner.

Interview : http://www.actusf.com/spip/Interview-2018-Morgane-Caussarieu.html

Revue de presse de Chéloïdes

Mots-clés

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16707028_10155093331329656_362264752_n (1)« Sid et Nancy, qui, eux, commencèrent la dope avant d’arrêter le sexe, disaient dans le film éponyme : « Le sexe, c’est pour les hippies. C’est pas pour les punks toutes ces chienneries« . Ils étaient raccords sur ce point, Malik et Colombe non. » Gromovar, Quoi de neuf sur ma pile.

« Cru, vrai, toujours juste, une peinture réaliste d’une génération perdue en manque de sensations fortes ». Culture vs news

« C’est pessimiste comme du Céline…  référencé comme un Bret Easton Ellis… défoncé comme Trainspotting et porteur de la même puissance destructrice inéluctable qu’un Requiem for a Dream » Fred, Un K à part.

« si vous vous êtes aventuré un jour sur les territoires de Virginie Despentes ou Ann Scott vous ne serez pas déstabilisé, mais ce n’est pas rendre honneur à Morgane Caussarieu, qui tire son épingle du jeu ! Portrait cru d’une jeune fille de son temps, à vif et sans maquillage » Ludovic, Khimairaworld.

« réalisme cru, poésie hallucinée qui a trempé dans l’alcool et a sniffé les vapeurs de drogue. (…) C’est un choc bouleversant, une claque douloureuse et addictive. » Manon, Ombrebones.

 

QUOI DE NEUF SUR MA PILE

« …l’incompréhension fondamentale, presque solipsiste, entre partenaires humains. Le sexe peut aider à la surmonter mais Colombe et Malik n’ont pas ce luxe. Alors ne reste que les chéloïdes, que la déception d’avoir cru avoir trouvé un Autre, que la borderline entre disputes, violence, larmes, concerts, et dope, de plus en plus de dope comme palliatif à la déception, substitut à un sexe défaillant, justification pratique à une sexualité en berne.

Cette descente aux enfers, Caussarieu la décrit dans un langage cru et explicite. Elle gratte là où ça fait mal et n’offre pas d’échappatoire facile à ses personnages. Elle raconte une histoire de sentiments exacerbés, de conduites suicidaires, de soif du contact jamais rassasiée, ou, ce qui est pire, jamais rassasiée par l’un comme le voudrait l’autre. Des boites parisiennes aux sex-clubs de Berlin, des squats en ruine aux appartements de la petite bourgeoisie culturelle, de ces gothiques qui dansent en regardant leurs pieds à ces birds qui attendent la baston comme des prétresses une apparition, Caussarieu raconte un monde qu’elle connait bien, offrant tant de moments de vérité qu’on ne peut qu’y trouver des souvenirs ou un bon travail d’ethnologue.
Sid et Nancy, qui, eux, commencèrent la dope avant d’arrêter le sexe, disaient dans le film éponyme : « Le sexe, c’est pour les hippies. C’est pas pour les punks toutes ces chienneries« . Ils étaient raccords sur ce point, Malik et Colombe non. » http://www.quoideneufsurmapile.com/2017/11/lostetter-caussarieu-stop-and-go.html

LE MONDE DE MATEO

« et puis il y a Morgane. Qui boxe pour la première fois en dehors de sa catégorie et qui relève le gant de bien belle façon ma foi. Ses paumés à elle aussi sont flamboyants. Histoire d’amour dur qui dure (ou qui ne dure pas, c’est selon). Succession de coups bas et de coups dans le ventre. C’est moche. C’est triste. Mais c’est brillant. Des perdants magnifiques qui zonent de squats en squats, y perdent quelques dents et beaucoup de neurones au passage. La teuf comme dernier (seul) horizon. Berlin, comme nouvel eldorado. » http://lemondedemateo.over-blog.com/2018/06/cheloides-vernon-et-simples-d-esprit.html

UN K A PART

« Cette “chronique punk” tient les promesses de son sous-titre. Vrai, juste et crédible, voilà comment ça sonne. Caussarieu sait de quoi elle parle, on le sent.
S’ajoute une grande qualité d’écriture en termes de style. Cru, argotique, plein de verlan mais pas dénué d’un certain lyrisme, une espèce de poésie punk trash et tragique. Et comme le style, c’est ce qui manque à 99% des bouquins qui te parlent de gens qui s’aiment, j’étais bien content d’en trouver. Merci, Morgane. C’est pessimiste comme du Céline… avec sa musique omniprésente, référencé comme un Bret Easton Ellis qui pointerait sa lorgnette à l’autre bout du spectre social d’American Psycho… défoncé comme Trainspotting et porteur de la même puissance destructrice inéluctable qu’un Requiem for a Dream… barge comme du Fight Club (le bouquin plus que le film)… désabusé comme du Nirvana…
Tout mis bout à bout, je plains l’auteur qui va devoir supporter le cliché du bouquin “OVNI” dans moult avis critiques. Oui, Chéloïdes est barré, original, marquant, mais n’a rien d’un vaisseau solitaire et déconnecté de tout. Chéloïdes ne plaira pas à tout le monde. Les amateurs d’historiettes fleur bleue risquent de pleurer leur mère tout le long du bouquin. D’un autre côté, c’est l’occasion de sortir du monde des Bisounours et de découvrir celui des Punkounours. Gens “comme il faut”, lisez cette romance punk, vous en apprendrez beaucoup sur les marginaux que vous matez de loin avec une moue pincée de dégoût – et qu’ont plus d’humanité que vous ne l’imaginez (voire plus que vous tout court). » http://unkapart.fr/cheloides/

KHIMAIRA WORLD

Quand bien même ce nouveau récit est ancré dans notre réalité, force est de constater qu’on est bien dans un roman de Morgane Caussarieu  ! Le script du film porno de Roman apparaît comme un pied de nez humoristique à cette époque. De la littérature «  blanche  » (par opposition à la littérature de genre), mais qu’on ne doit pas moins présenter avec précaution, car on y trouve autant de décadence que dans les précédentes œuvres de Morgane Caussarieu. Les références à la culture rave, punk et post-punk, qu’elle maîtrise tout aussi bien, sont beaucoup plus prégnantes  : bande-son et liste des squats et clubs festifs (La miroiterie, la cantada, et pour finir le Berghain)  incluse. «  Chéloïdes  » (littéralement des bourrelets développés sur une cicatrice, qu’on associe facilement ici, outre à l’histoire, aux tatouages et aux piercings qui l’émaillent), c’est la découverte d’un monde souterrain si ce n’est pas l’affirmation de la retranscription réaliste et sensible de marginaux qui hantent notre société. Des fêtes hautes en couleur on en traverse beaucoup, autant que dans «  Les chérubins électriques  » de Guillaume Serp, livre «  secret  » cité par Beigbeder ou feu Daniel Darc, et qui sert ici de fil conducteur  : l’auteur iconique, comète des années 80, décédé à 27 ans, est omniprésent tout du long du récit, tout comme les défonces éthyliques jusqu’au black-out, et la drogue sous toutes ses formes. Les comparaisons viennent à l’esprit indubitablement à la lecture  : si vous vous êtes aventuré un jour sur les territoires littéraires d’auteurs commeVirginie Despentes ou Ann Scott (pour ne citer que des auteures françaises) vous ne serez pas déstabilisé, mais ce n’est pas rendre honneur à Morgane Caussarieu, qui tire son épingle du jeu et nous ravi, une fois encore, avec un style incisif et sans concession ! Portrait cru d’une jeune fille de son temps, à vif et sans maquillage. On aimerait penser «  No future  », pourMorgane Caussarieu, mais finalement il y en a certainement quelque chose pour elle dans l’avenir et les romans! Le catalogue de l’atelier Mosésu s’enjolive d’une jolie perle noire  ! http://www.khimairaworld.com/cheloides-chronique-punk-2/

OMBREBONES

Chéloïdes, c’est l’histoire d’un garçon et d’une fille que la vie n’a pas épargnée, qui arrivent chacun avec leurs passés, leurs problèmes, leurs déviances et leurs réalités. Qui se rencontrent, se confondent l’un dans l’autre avec l’énergie du désespoir, et qui sacrifient des morceaux d’eux-mêmes dans cette relation qui deviendra de plus en plus toxique. Une relation en montagnes russes, mais pas celle de la foire du quartier, non. Plutôt du genre Millenium Force… Chéloïdes est un roman bouleversant et d’une telle justesse qu’on ne peut pas s’empêcher de se demander s’il ne contiendrait pas, par hasard, une expérience personnelle. S’il ne serait pas un témoignage, au lieu d’un récit imaginé. Ce côté destructeur, cette folie qui s’empare des personnages, leur descente aux Enfers sans qu’ils ne cherchent à véritablement en sortir. Parce que, au fond, l’Enfer, c’est aussi relatif que le bien ou le mal. Avec Chéloïdes, nous sommes plutôt dans le réalisme cru, dans la poésie hallucinée qui a trempé dans l’alcool et a sniffé les vapeurs de drogue. On retrouve le côté cru propre à la plume de Morgane Caussarieu, mais plus acéré, plus affuté. C’est un choc bouleversant, une claque douloureuse et addictive. Une plongée dans un autre type d’univers… Morgane Caussarieu nous montre les pires aspects d’un couple, marque la différence entre l’image affichée et le quotidien. Elle met l’accent sur la douleur plutôt que de se concentrer sur le bonheur conjugal. On comprend mieux la mentalité punk, leur façon de vivre, l’underground de manière générale. C’est fascinant et addictif, difficile de reposer ce livre quand on l’a commencé…   Chéloïdes ne plaira pas à tout le monde. Il va dégoûter, révolter, choquer. Et cette fin… Tellement magistrale, parfaite. J’en ai vibré à chaque seconde, depuis la scène dans la chambre noire jusqu’à la dernière phrase. https://ombrebones.wordpress.com/2017/10/22/cheloides-morgane-caussarieu/

SONGES D’UNE WALKYRIE

« cette auteure m’attirait. Il faut dire qu’elle présente un look qui se remarque, une allure qu’elle arbore avec beaucoup d’aisance, elle est plutôt canon la dame, joliment tatouée et percée, à mon sens autant la romancière que la personne ne doit pas laisser indifférent. Univers glauque et look punk, j’étais conquise avant d’en lire un seul mot. Chéloïdes se dévore, se lit sans aucune difficulté et pourtant le style est là, présent, imposant, fracassant, l’auteure nous happe et ne nous laisse certainement pas indemne. Vous êtes prévenus !. (…)  cette perdition de soi à travers l’alcool et les soirées goth – punk où la musique vrille les tympans et emporte avec ses beats, boum boum, en symbiose avec le cœur, la tête, une transe où l’on se libère, plus d’attache, plus de société, plus d’obligations, ça coule à flot, ça transpire… Dans les gogues, on s’amasse, pour tirer son coup rapide ou pour se droguer, un petit cachet magique ou une poudre à sniffer et c’est reparti pour un tour sur le « dancefloor ». Une atmosphère bien particulière donc ce milieu underground, mais qui m’a bien plu ! Pas franchement des bases solides pour nos deux tourtereaux qui vont chacun vivre cette relation en marge l’un de l’autre, s’y perdre même, Colombe parce qu’elle cache certaines choses, qu’elle sacrifie une part d’elle-même, Maalik parce qu’il est aveugle, imposant et instable, ça va forcément se déchirer, se rabibocher et sombrer toujours plus profondément l’un avec l’autre.(…)jusqu’à la fin, jusqu’à ces derniers mots « pas encore », on est complètement pris pas cette histoire, cette relation tragique qui pourrait virer au drame, cette relation toxique où la violence, les excès, et la dépravation n’ont plus aucune limite. Les personnages se dézinguent l’un et l’autre, l’une par des relations douteuses, des mauvaises rencontres et surtout une certaine faiblesse psychologique, l’autre par sa passion amoureuse et ses névroses, tout, tout de suite, pas de limite, pas de négativité, qui vont virer au psychodrame.https://songesdunewalkyrie.wordpress.com/2018/06/06/cheloides-chronique-punk-de-morgane-caussarieu/

 

CULTURE VSNEWS

« Cru, vrai, toujours juste, Morgane Caussarieux possède une aptitude rare à décrire chaque ressenti. L’alternance de point de vue, proche du témoignage, fait de ce roman une peinture réaliste d’une génération perdue en manque de sensations fortes.
Du sexe aux drogues dites « douces » en passant par les substances les plus dangereuses, l’auteur nous entraîne dans les émois, les ébats, les errances d’une bande de jeunes à la recherche de… de quoi d’ailleurs? La réponse n’est pas, en tout cas, dans ces paradis artificiels… » https://culturevsnews.com/2017/10/18/cheloides-chroniques-punks-19-octobre-2017-de-morgane-caussarieux/

GILLE DE BOUVERIE

« J’ai vraiment aimé cette chronique dans le sens où elle ne cherche pas à donner de leçons de morale ou à montrer du doigt le bien ou le mal, mais elle apporte juste un témoignage sur cette marginalité que vivent certaines personnes, et le tout sans concession. Parce que Chéloïdes est trash, sombre, sans tabou, mais jamais vulgaire ou indécent, même quand l’auteure aborde des sujets très sensibles. (…)Morgane Caussarieu a su parfaitement nous décrire ces lieux underground, la musique, la drogue et ses effets (et méfaits). Tout cela sans en faire de trop. Un savant dosage. » http://www.gilles-debouverie.fr/annonce/mes-lectures/cheloiedeschroniquepunkdemorganecaussarieu

Chéloïdes sort en librairie aujourd’hui, le 19 octobre!

IMG_20171016_115033et pour vous donner envie, voilà la première critique qui est tombée (Merci Fred K.) :

http://unkapart.fr/cheloides/

« Lu d’une traite et adoré.
Cette “chronique punk” tient les promesses de son sous-titre. Les péripéties des tourtereaux, les lieux où ils traînent, les personnages qu’ils rencontrent, enfin un récit qui ne sent pas la seconde main. Vrai, juste et crédible, voilà comment ça sonne. Caussarieu sait de quoi elle parle, on le sent – une allusion aux milieux qu’elle a fréquentés viendra le confirmer dans les remerciements.
S’ajoute une grande qualité d’écriture en termes de style. Cru, argotique, plein de verlan mais pas dénué d’un certain lyrisme, une espèce de poésie punk trash et tragique. Et comme le style, c’est ce qui manque à 99% des bouquins qui te parlent de gens qui s’aiment, j’étais bien content d’en trouver. Merci, Morgane.

C’est pessimiste comme du Céline… avec sa musique omniprésente, référencé comme un Bret Easton Ellis qui pointerait sa lorgnette à l’autre bout du spectre social d’American Psycho… défoncé comme Trainspotting et porteur de la même puissance destructrice inéluctable qu’un Requiem for a Dream… « IMG_20171016_114628

 

CHELOÏDES sort mi-octobre !

Dejà en prévente dans les grandes librairies en ligne, bien que vous recommande de commander chez votre petit libraire^^ https://www.amazon.fr/Cheloides-Chroniques-Punks-Caussarieux-Mor/dp/B06WVSGRVF

Il sera en avant-premières aux Halliennales, à Lille, le 7 octobre 2017. En attendant, vous pourrez me retrouver au Festival des Imaginaires de Tonnerre, du 8 au 10 septembre.

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Littérature vampirique incontournable, jamais traduite en français

Mots-clés

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Petit aperçu de 4 livres américains qui ont marqué ou marqueront l’histoire du vampire mais n’ont jamais été traduits en français, pour des raisons qui n’ont rien à voir avec leurs grandes qualités littéraires.

The delicate dependency, Michel Talbot

514OEHY31cL._SY344_BO1,204,203,200_Ecrit en 1982, la première édition de ce roman est introuvable, même en anglais, jusqu’à sa republication en 2014 par Valancourt books.  Le livre est pourtant souvent cité aux USA comme l’un des meilleurs récits de vampire jamais écrit. Et je confirme. Je me le suis procuré sur les précieux conseils d’Adrien « Mr Vampirisme.com » Party, qui tenait le tuyau de Jean-Daniel Brèque.

Londres, sous le règne de Victoria. Après la mort de sa femme des suites de la grippe, le docteur Gladstone vit seul avec ses deux filles et se plonge à cœur perdu dans la recherche, inventant une souche mutante du virus qui a emporté son aimée. Une nuit, il renverse un beau jeune homme, qu’il lui semble avoir déjà vu enfant. Il l’avait pris pour un ange. Il l’accueille chez lui pour le soigner, et réalise bientôt qu’il a vraiment affaire à une créature surnaturelle, qui le charme lui tout autant que ses filles, et semble très intéressé par ses recherches.

Chez Talbot, plus que de vulgaires suceurs de sang, les vampires sont des immortels alchimistes, et forme une société secrète, celle des Illuminatis, qui garde jalousement ses découvertes et technologies avancées, en préservant l’histoire dans leurs maisons musées, veillant sur la race humaine dans l’ombre. Ils collectionnent dans leurs rangs les êtres exceptionnels, aux talents rares, des autistes savants, des beautés, ou des génies. Le summum de l’élitisme. Friands d’énigmes et de puzzles, affreusement manipulateur même si non meurtriers, ils sont fascinants. Le narrateur sera leur jouet, et devra, comme le lecteur, déjouer leurs nombreuses machinations, leurs jeux sadiques, à la manière d’un Sherlock Holmes, sombrant dans la paranoïa la plus totale. « Ne faites jamais confiance à un vampire » le prévient l’angélique Niccolo au début du livre, et cela s’avérera un conseil des plus judicieux.

J’ai dévoré le livre en trois jours, il m’a procuré des émotions voisines au Voleur de Voix, cette trilogie québécoise, où un vampire fou enlève les grands chanteurs d’opéra à travers l’histoire. J’ai trouvé chacun des personnages finement ciselé, la mythologie est riche, très originale par moment , et on ressent profondément ce que signifie être immortel, avoir des perceptions supranormales, former une société à part de la race humaine. C’est sûrement l’une des excursions les plus réussies dans l’esprit d’un vampire. Michel Talbot écrit vraiment bien et enchaîne les retournement de situations, la tension est à son comble jusqu’aux révélations finales, certaines renversantes et particulièrement machiavéliquement amenées. L’auteur semble aussi érudit que ses personnages : le bouquin fourmille de détails sur la société victorienne, et sur plusieurs pans de l’histoire de Charlemagne aux Médicis.

S’il reprend le thème de Carmilla en incipit, (un joli vampire apparemment inoffensif qui s’introduit dans la maison d’un notable après qu’il l’ait sauvé d’un accident pour s’attaquer ensuite à sa fille), ou bien celui de la nouvelle du comte Steinbock (où le vampire vole l’enfant prodige à son père), on sent surtout l’influence d’ Anne Rice par rapport à la beauté de certains personnage, leurs sens surdéveloppés qui permettent de magnifier le monde, leur aura, ou leur propension à collectionner œuvres d’arts et bien matériels. Mais au final, c’est elle qui s’est nourrie de The Delicate Dependency en retour pour l’écriture de Lestat le vampire, sorti quelques 3 ans après sa publication, notamment concernant le personnage de Marius, mélange du Lodovico de Talbot, maître vampire florentin avide de connaissance et de son Des Esseintes, prêtre et alchimiste gaulois. Son Niccolo a aussi très certainement influencé la redéfinition du Armand de Rice, présenté dans Lestat le vampire comme un chérubin, un jeune homme d’à peine 17ans. (Son âge n’est pas mentionné dans Entretien avec un vampire). Tout comme Niccolo pour Léonard de Vinci, Armand a posé pour le peintre Marius, qui le représenta sous forme d’un ange. Autre similitude, à l’instar du Docteur Gladstone, Lestat part à la recherche de l’histoire des vampires et rencontre des grands anciens. The delicate dependency se présente donc comme le chaînon manquant entre Entretien avec un vampire et Lestat le vampire, peut-être même aura-t-il poussé Anne Rice à écrire cette suite presque dix ans après. Un grand malheur que l’œuvre de Michel Talbot n’ait jamais été traduite et soit restée rare aussi longtemps en anglais. Si j’étais mauvaise langue, j’aurais tendance à dire que ce fait aura bien arrangé Anne Rice…

The Light at the End, John Skipp et Craig Spector

lightÉtiqueté « splatterpunk », ce roman me faisait de l’œil depuis un moment déjà. Et bien je n’ai pas été déçue de cet effrayant voyage dans les méandres du métro New-yorkais. Il a été écrit à deux mains, par deux trublions musiciens, scénaristes, qui sont notamment aussi responsable de la novelisation de Fright Night.

S’il est inconnu en France, The Light at the end a certainement eu une grande place dans l’histoire du suceur de sang au cinéma et en littérature. Paru en 1986, c’est à dire 2 ans après Vampire Junction, et un an après Lestat le Vampire, il met en scène le prétentieux, et narcissique Rudy Pasko, street artist nihiliste au look new wave et aux cheveux peroxydés récemment devenu vampire. Ravi de faire parti du monde des ténèbres, celui-ci saigne New York jusqu’à la lie. Un groupe de geeks fans de cinéma bis, menés par Joseph Hunter, un type qui se prend pour un justicier, et Armond Hardocian, vieillard rescapé des camps, fera tout pour l’arrêter.

Rudy Pasko fait donc partie de ces vampires littéraires surfant sur la vague post-punk. Mais c’est lui qui y va le plus franchement, précédant l’Âmes Perdues de Poppy Z Brite, avec qui il partage de nombreuses similitudes, l’écriture vénéneuse en moins. Il aura peut-être inspiré, de par son look et son attitude, David et Severen de Génération perdue et Aux Frontières de l’Aube, sortis l’année d’après en 87. Et bien évidemment Spike de Buffy.

Il semblerait même que The Light at the End soit une sorte de premier brouillon de The Strain (écrit à deux mains aussi, pour l’anecdote), de par l’infestation de vampire dans New York, la place qu’y occupent les sous-terrains du métro, l’équipe de bras cassés venue de tout horizon qui s’improvise chasseurs, et la présence du maître vampire dans un camp de concentration.

Malgré quelques incohérences un peu dérangeantes (comportement des personnages irresponsables ou illogiques) le livre reste surprenant, les personnages sortent des rôles classiques qu’ont leur attribut au début, le sous-fifre Stephen ne deviendra pas le Renfield de Rudy, et la gothique fan de vampire ne sera pas changé en sa Reine de Ténèbres. Rudy Pasko, présenté comme le big bad wolf, s’en prend plein le museau, et est humilié à chaque fois qu’il fait le malin, ce qui dote le livre d’une bonne dose d’humour. Il a aussi une vraie portée post-moderne, puisque Rudy tire des enseignements de la lecture d’Entretien avec un vampire, et fais un massacre dans un cinéma devant le film Gore Feast.

C’est aussi assez plaisant de se replonger en ce temps où les téléphones portables n’existaient pas et où les chasseurs de vampires communiquent à coups de bipeurs et de cabines téléphonique. Tout une partie de l’intrigue repose même là-dessus. Bref, si vous lisez l’anglais, c’est un indispensable dans votre collection !!!

Enter, night, Michael Rowe

41QspSWDR9L._AC_UL320_SR208,320_Tout le monde revient à Parr’s Landing, petit village minier enclavé et réac dans le nord du Canada. Cristina Parr est obligée de rentrer dans sa ville natale avec sa fille unique après la mort de son mari. C’est bien malgré elle qu’elle quitte Toronto pour affronter sa belle mère, l’affreuse Adeline Parr qui règne en tyran sur la région. Mais arrive aussi le tueur maniaque Richard Weal qui se prend pour un vampire depuis qu’il a fait des fouilles archéologiques sur un site indien vingt ans auparavant dans les environs de Parr’s landing. Il est bien décidé à excaver l’horreur qui se terre dans les sous-terrains de la mine, monstre anthropophage que les indiens nommaient wendigo.

Roman canadien de 2011, Enter, night, se situe entre Salem de King et Necroscope de Lumley. Salem, parcequ’avant tout on s’intéresse à la vie du village, à ses habitants, à leurs secrets, et aucun n’est à l’abri de revenir d’entre les morts dévorer ses proches, et que l’histoire se passe dans les seventies, ce qui explique l’esprit étroit ambient. Necroscope pour le vampire enterré que son terrible fidèle vient libérer.

Même si Rowe explore des sentiers maintes fois rebattus, que ses personnages sont tous des archétypes, il le fait avec un charme désarmant pour un premier roman, et dès les premières pages on est happé par l’histoire pour ne plus la lâcher. Rowe est un formidable conteur et chaque personnage, très sympathique, possède un background touchant, soigneusement mis en relief, que ce soit le plus jeune fils Parr, homosexuel, que sa mégère de mère a essayé de guérir à coup de torture dans un asile psychiatrique, Finnegan, jeune garçon solitaire ayant sa chienne pour seule amie, qui regarde avec passion Dark Shadows et tombe amoureux de Dracula après l’avoir découvert dans un comic book, ou Bill Lighting, l’indien professeur en anthropologie qui fut arraché à ses parents biologiques à 6 ans pour être christianisé violemment dans un orphelinat. Les personnages ont tous en commun le deuil, et s’ils sont marginaux, dans leur passé, on a essayé de les remodeler en ce qu’ils n’étaient pas.

Le véritable vampire n’apparait qu’à la 150ème page du roman, bien qu’il soit présent en sous-texte avant, dans le personnage d’ogresse d’Adeline Parr, dans le serial killer Richard Weal, ou dans la ville elle-même, qui étouffe ses habitants. Le suceur de sang est le mal incarné, est sujet aux métamorphoses monstrueuses (dents et ongles disproportionnés, ailes de chauve-souris) se répand par contagion, et possède de formidables pouvoirs psychiques d’illusions, de télépathie, qui sont ici fort bien exploités. Assez rare pour être souligné, Enter, Night introduit une chienne vampire, et le chapitre qui la met en scène est incroyablement émouvant et horrible à la fois, j’ai même versé ma petite larme quand l’animal marche au soleil pour épargner son petit maître de son appétit. Le jeune Finnegan perd son innocence et devient un homme en regardant l’amie qui l’a accompagné toute son enfance réduite en cendre. Là encore, on pense au Cujo de King. Soulignons également l’érotisme du roman, certains passages vampiresques sont chauds bouillants ! Le premier roman de Michael Rowe, hommage assumé au maître de la terreur, est un régal à lire. Un talent à suivre de prêt.

The Travelling vampire show, Richard Laymon.

traveling-vampire-showRichard Laymon aurait dû être une star de l’horreur au même titre que Jack Ketchum ou Dean Koontz. Pourtant, à cause de mauvaises couvertures, il n’a jamais totalement percé aux Etats Unis, mais il est pourtant célèbre en Angleterre et en Australie. La France est malheureusement également passée à côté de son talent. The travelling Vampire show est l’un de ses romans primé, et c’est par lui que je l’ai découvert.

En 1963, dans une petite ville américaine, on attend l’arrivée du cirque itinérant, pour voir la sublime Valéria, une vampire en captivité. Le spectacle aura lieu sur un terrain vague en dehors de la ville, qui possède une histoire macabre de meurtres et de disparitions. On suit trois adolescents pendant une journée, qui vont tout faire pour voir le spectacle bien qu’il soit interdit au moins de 18 ans.

The travelling vampire show est plus un roman à la Stand by me qu’un roman de vampire, il faudra attendre la toute fin de l’histoire pour en voir un. Mais le suspense fonctionne et on attend les dernières pages, lent cheminement vers l’horreur la plus totale. Les thèmes explorés sont l’amitié, le courage et l’éveil de la sexualité, une coming of age story qui pourrait paraître assez banale, mais de temps en temps, pour satisfaire au genre splatterpunk dont il est une figure de proue, Laymon distille des horreurs innommables sur le passé des trois personnages principaux. Malgré quelques redondances dans le style, et deux trois trucs assez improbables, je recommande fortement ce livre aux fans de King et Robert Mc Cammon.

Mon premier roman YA sortira en Mars 2018

  Les bonnes nouvelles continuent ! Après la publication en octobre prochain de Chéloïdes à l’Atelier Mosésu, ce sera le tour de mon premier roman Young adult à paraître chez Actu SF en Mars 2018 dans la collection Naos !!!   Au programme, du vampire au lycée! Le trash sera moins au rendez-vous que d’habitude, forcément, mais attention, ce ne sera pas aseptisé!!! Et je vous promets d’ors et déjà le retour de certains persos de Dans les veines. (huhu)

2017 et 2018 s’annoncent donc très chargés en caussarieuseries.
-Mars 2017 : La nouvelle « Les chats qui rêvent dans le recueil lovecraftien La clé d’argent des contrées du rêve, chez Mnémos
-Octobre 2017 : le roman Chéloïdes, à l’Atelier Mosésu, mon premier roman de littérature blanche, chroniques punks intimistes et perturbantes
-Mars 2018 : Ce roman YA Naos
-Octobre 2018 : Une réédition augmentée des Enfants de Samedi, qui de novella (parue dans Black Mambo) deviendra roman