Mon nouveau roman !!!

Il m’aura fallu un peu de temps pour mettre un point final à mon dernier roman, mais le voilà enfin, au chaud chez son éditeur, l’Atelier Mosésu, sous la direction de la grande Sophie Jomain avec qui je commence une nouvelle aventure loin de mes chers vampires. Bientôt une couv et un quatrième… Sortie idéalement programmée en octobre, ça va aller très vite les copains.dsc02127

Le documentaire Vampyr de Rémy Batteault

Étiquettes

, , , , ,

Le docu sur les vampires de Rémy Batteault à voir en streaming pendant une semaine !  J’y apparais modestement en compagnie des romancières Li Cam et Jeanne Faivre d’Arcier au tout début, à 45:40 et 48:30 où un extrait de Dans les veines est même lu (merci Rémy!!!) )

http://pluzz.francetv.fr/videos/documentaires_champagne_ardenne_,133571620.html

Salons

Étiquettes

, , ,

12033085_970925769635544_4912147726763052689_n

Avant de se rencontrer à Nantes, le week-end du 30 octobre pour Halloween aux Utopiales, superbe festival de SF où Je suis ton ombre a été sélectionné au prix plantète SF des blogueurs  : http://planete-sf.com/category/prix-du-planete-sf/

Voici quelques aperçus des précédents salons : 
11999075_10154171548590830_8082583215882454602_n
Les Halliennales le 
10 octobre 2015 à Hallennes-lez-Haubourdin

12140823_10153485497219504_236381354220230346_n 12096189_10153643589779655_2489825770184051856_n
12002912_1673557932879835_1578806738743674537_nThriller Gujan Mestras11951917_949329291826025_7066770363578267529_n

Urbex berlinois : Morgue et Institut anatomique

Étiquettes

, , , ,

[La Frei universität fut créée dès 1948 , dans un Berlin Ouest alors dépourvu d’université, la Humboldt étant située dans la zone soviétique. C’est aujourd’hui la plus grande des universités berlinoises avec un campus immense situé à Dahlem. L’institut anatomique de la FU fit sa première rentrée des classes en 1949. Il déménagea dans Mitte en 2005, laissant ce bâtiment des années 30 à l’abandon, étrange épave au milieu d’un quartier universitaire clinquant.] source Good Morning BerlinWP_20150730_002
Bizarrement, la visite de cette morgue fut beaucoup moins flippante que celle de l’hopital « hanté » d’Hermannstrasse. Même si elle avait elle aussi un vrai potentiel de jeu survival horror. Peut-être parce qu’il n’y a pas eu de gardiens pour nous courser, que l’on est rentré très facilement, et aussi parce qu’on s’est enfilé des petites bières perchées sur le toit avant de se faufiler dans les effrayants sous-sol. Les morts-vivants ont du rechiné devant nos haleines de poivrotes. WP_20150730_008

Notre visite à commencé par des bâtiments vides standards à l’abandon.C’était beau, paisible, le verre craquait sous nos pieds à chaque pas. On a rencontré un caddie abandonné, et quelques autres explorateurs venus filmé l’amphithéatre vide.WP_20150730_069

WP_20150730_057Au sous-sol, l’ambiance était moins scolaire et beaucoup plus morbide. Nous avons vu une table de dissection, des casiers à cadavres, une chambre d’enfant abandonnée, des lavabos chelous, et même une pièce avec des chaines au mur,… va savoir à quoi ça servait, à part à faire travailler notre imagination. Brrrrr…. pas trouvé de vrais squelettes malheureusement… C’est pas faute d’avoir cherché…

(désolé pour la qualité des photos prises avec un portable)

Le lieu est près de la station Dalhem, sur la U3.

WP_20150730_045

WP_20150730_013

WP_20150730_031

WP_20150730_054

Interview et critique de Dans les veines pour le site Dailymars

Étiquettes

, ,

http://www.dailymars.net/interview-morgane-caussarieu/

http://www.dailymars.net/dans-les-veines-splatterpunk-a-bordeaux/

[INTERVIEW] MORGANE CAUSSARIEU « AVEC LA BIT-LIT, J’AI L’IMPRESSION D’ASSISTER À UNE RÉGRESSION DU VAMPIRE »

MORGANE CAUSSARIEU EST UNE JEUNE ÉCRIVAIN DE 28 ANS, MORDUE DE LITTÉRATURE ET DE VAMPIRES. AUTEURE D’UN ESSAI INTITULÉ VAMPIRES ET BAYOUS : SEXE, SANG ET DÉCADENCE, LA RÉSURRECTION DU MYTHE EN LOUISIANE, SON DERNIER ROMAN, JE SUIS TON OMBRE, A OBTENU LE PRIX BOB MORANE 2015. MORGANE CAUSSARIEU, QUI FAIT PARTIE DES SCÈNES DES SCÈNES PUNK, POST-PUNK ET RAVE, REVIENT AVEC NOUS SUR SON PREMIER ROMAN, DANS LES VEINES, A L’OCCASION DE LA RÉÉDITION DE CELUI-CI CHEZ HELIOS.

entretien-avec-un-vampire-1994-01-g

Dans les veines est sorti quand vous aviez 24 ans. Qu’est-ce qui vous a poussé à écrire un tel roman ?
Morgane Caussarieu J’ai écrit ce livre quand j’avais 20 ans. Il a été publié quatre ans plus tard. En fait, j’ai été très marquée par tout l’univers d’Anne Rice. J’ai luEntretien avec un vampire, j’avais 8 ans. Et j’ai complétement été happée par la figure du vampire. Je suis de la génération Buffyaussi, puis j’ai découvert des auteurs comme Poppy Z. Brite. Et donc pour moi, il était impossible d’écrire sur autre chose que le vampire.

Le vampire est un être fascinant car c’est une figure trouble, paradoxale. Il y a l’Eros et le Thanatos, il est mort et vivant, repoussant et attirant à la fois. Il a un visage d’ange et c’est un démon. Je crois que c’est ça qui m’a séduite et aussi cette façon d’aborder la sexualité à demi-mots. Pour un enfant, c’était assez fascinant.

D’ailleurs, dans Dans les veines la sexualité est très présente. On parle d’une sexualité très noire, très taboue. Pourquoi ce choix-là ?
M.C. J’ai toujours aimé ce qui était un peu gore et violent. Je suis très fan de cinéma bis,  et j’inscris Dans les veines dans le courant du splatterpunk. Une catégorie à laquelle appartiennent Poppy Z. Brite, Clive Barker, Jack Ketchum. C’est une littérature qui veut trancher avec une horreur un peu onirique comme on peut avoir chez Poe. Là, on part sur une horreur très réaliste, très montrée. J’ai toujours l’habitude de définir ça comme une littérature qui veut retranscrire les sensations du Grand Huit : on a la nausée, on en peut plus, mais on en redemande quand même.

Dans mon livre, j’ai vraiment voulu réagir avec toutes ces histoires de vampire qui finissent bien. Pour moi ce n’est pas possible qu’une histoire d’amour avec un vampire se termine bien, parce que c’est une créature profondément égoïste, qui se nourrit des autres pour survivre. Ca ne peut pas finir par un mariage.

Buffy

Pensez-vous quand même qu’un vampire a une âme ?
M.C.
Mes vampires sont dénaturés par leur mode de vie mais on voit bien qu’ils réfléchissent comme nous. Au final, ils utilisent d’autres sens, ont d’autres besoins, mais ils sont quand même capables d’amour à leur manière. Ils sont jaloux, ils sont possessifs, ils s’entraident les uns, les autres. Donc oui, ils ont une âme. Ils n’ont pas les mêmes perceptions et ne répondent pas aux mêmes lois.

Pourquoi avoir mis les vampires en scène à Bordeaux ?
M.C. Quand j’ai écrit Dans les veines, j’étais étudiante à Bordeaux, et je voulais absolument écrire une histoire de vampires française. J’en avais marre qu’on aille toujours aux Etats-Unis, il y a même des auteurs français qui prennent des pseudos américains et qui situent leurs histoires là-bas. Je voulais un vampire français, un vampire du terroir. Donc Bordeaux, parce que j’y vivais mais aussi parce que je trouvais que c’était une ville pas trop petite et pas trop grande. Les vampires n’auraient pas pu prendre la ville de Paris d’assaut comme ça, et je trouve que cela donne une impression de huis-clos dans cette ville.

Votre vampire français est un vrai punk. Est-ce que le vampire est par essence punk ?
M.C.
Le vampire est devenu punk dans les années 80. Il y a une chanson, « Bela Lugosi’s dead » de Bauhaus, qui montre que le vampire d’antan est complétement dépassé, une nouvelle génération de vampire est arrivée et cette chanson ouvre d’ailleurs le film Les prédateurs. Et quelques années plus tard, il y a eu deux autres films, Aux frontières de l’aube et Génération perdue, qui vont mêler vampires et culture punk, le côté marginal du punk et le côté marginal du vampire.

Si un nouveau vampire devait voir le jour, à quoi ressemblerait-il ?
M.C.
Je n’ai pas de réponse. J’ai joué avec des codes déjà existants, pour leur rendre hommage. Mais je ne sais pas, vraiment… J’ai apporté ma petite touche, mais j’ai touché à tous les archétypes du vampire et je les ai confrontés à la société de maintenant et aux codes du vampire de la bit-lit, qui m’exaspèrent vraiment.
Bit-lit, c’est ce côté avec héroïne forte, à la Anita Blake. J’aime beaucoup Anita Blake, je suis une génération Buffy, je ne crache pas sur toute la bit-lit en général. Mais j’ai l’impression d’assister à une sorte de régression du vampire. Il était devenu sujet, un héros auquel on pouvait s’identifier chez Anne Rice, et là, dans la bit-lit, il est devenu l’adversaire ou le petit copain de l’héroïne forte et il est repassé en temps qu’objet. Il manque de substance, de complexité. Il est peu fouillé.

mc

Vous avez écrit une autre histoire, qui a reçu le prix Bob Morane, intitulée Je suis ton ombre…
M.C.
Oui, mais c’est un peu particulier car ce n’est pas centré sur le personnage du vampire. C’est vraiment une histoire sur l’enfance pervertie. Certes, le personnage de Gabriel, présent dans Dans les veines, vient hanter un petit garçon névrosé, lui raconte son histoire, et ce garçon découvre son journal intime et comment il est devenu vampire. Donc ça arrive vraiment à la fin.

Recevoir ce prix, ça m’a apporté beaucoup de moqueries, car le méchant dans Bob Morane, c’est l’Ombre jaune, donc j’ai eu le droit à « Je suis ton ombre… jaune ». Sinon, j’étais extrêmement fière de le recevoir, je ne m’y attendais pas du tout. J’étais aussi en lice pour le prix Masterton et je m’étais dit que j’aurais plus de chance avec celui-là car il est axé horreur et fantastique. Tandis que le prix Bob Morane réunit toutes les catégories de l’imaginaire, donc j’étais surprise. Et assez fière.
 

Propos recueillis par téléphone, en juin 2015.

DANS LES VEINES : SPLATTERPUNK À BORDEAUX

Morgane Caussarieu

L’histoire : Les nuits sont chaudes à Bordeaux, alors que les jeunes se pressent au nouveau club tendance, le Bathory, et que des cadavres exsangues sont repêchés de la Garonne. Des vieux punks dévastent un supermarché. Le lieutenant Baron se penche sur l’enquête, tandis que sa fille Lily cherche sa libération parmi la faune nocturne.

Mon avis : Amateurs de vampires douceâtres, chouinant sur l’existentiel, romantique et aimant les vieux châteaux, passez votre chemin. Bienvenue dans un monde sombre, glauque, mortel. Où le mal, qui est l’essence de ces créatures surnaturelles, se cache aussi chez les hommes. Ne cherchez ni espoir, ni amour dans un livre d’une noirceur cruelle qui redéfinie les histoires de vampire.

Trahisons, liens, relations, tout se redéfinit dans la nuit bordelaise. Un livre qui secoue et prend aux tripes, sans espoir de rédemption, qui tisse une toile amère. Un excellent récit de Morgane Caussarieu, dont il s’agissait du premier roman, réédité chez Helios. Elle a d’ailleurs rédigé Vampires et Bayous : sexe, sang et décadence, la résurrection du mythe en Louisiane , un essai sur nos amis aux crocs pointus.

Par Dans les veines, roman assez graphique et sanglant, elle apporte sa touche et sa version au mythe du vampire, avec originalité, tout en gardant certains fondamentaux (non, ils ne se transforment pas en diamants au soleil, ils crament). Roman punk, par ses personnages (le buveur de sang Jeff et ses amis camés), son message nihiliste et sa bande sonore, Dans les veines est un récit qui emporte jusqu’au bout de la nuit, si on a l’estomac bien accroché.

Si vous aimez : des récits où le loup est loup. Le splatterpunk (mélange d’un esprit nihiliste et réaliste du punk dans le domaine des genres fantastique et horrifique). No Future.

Autour du livre : Morgane Caussarieu a remporté le prix Bob Morane du roman francophone 2015 pour son ouvrage Je suis ton ombre qui a lieu dans le même univers que Dans les veines.

Extrait : « Il se plaça juste derrière Lily, le torse contre son dos, les hanches contre ses fesses, et elle sentit son souffle gelé se lover dans son cou. L’odeur de l’enfance lui envahit les narines à nouveau, l’odeur de sa salive sur cette vieille peluche qu’elle chérissait. Elle n’osa pas se retourner, tandis que les ongles lui caressaient la nuque, hérissant le duvet qui la recouvrait.
« Ton existence est extraordinaire », chuchota-t-il à son oreille et sa voix de glace se faufila jusqu’à son sympa, pareille à un serpent effilé. « Tu ne sais pas à quel point…
-Me fais pas mal », couina-t-elle, peinant à faire entrer l’air dans ses poumons.
Il rit, et son rire lui fit penser à un bonbon acidulé, qui vous pique la gorge. »

Sortie : mai 2015, 442 pages, éditions Helios, 10,90 euros.

Urbex à Berlin : l’hopital de Silent Hill

Étiquettes

, , , , , ,

WP_20150717_002hôpital1Cet aprem, j’ai vécu des scènes dignes des meilleurs survival horror. Groupe de trois meufs, on décide d’explorer un hôpital pour enfant désaffecté entre la station Hermanstrasse et la Green house. Il y a deux batiments, un ancien, et un récent. Tout d’abord, le problème de rentrer dedans se pose, la grille est haute, et nous ne ne sommes pas exactement des yamakasi. On fait donc le tour des buildings, et on remarque qu’il y a un type qui fait la ronde, l’air peu commode, genre gardien de prison qui fait tourner ses clefs en sifflotant. Comme dans un jeu vidéo, on trouve un item vieux caddie Netto pour nous aider à grimper. Hop, on le fout dans notre inventaire, et on l’emmène de l’autre coté, hors de vue du gardien. La on rencontre un PNJ, un australien un peu allumé habitué de la green house, qui décide de nous suivre, il a toujours voulu visiter l’hôpital sans jamais osé. On escalade, toutes excités, faut pas faire de bruit, le cerbère rode. WP_20150717_016Excitation, on est comme des puces. HIHIHI. On fait le tour du bâtiment ancien, celui qui nous intéresse le plus, mais toutes les portes et fenêtres sont barricadées, impossible d’y pénétrer. Mieux encore, on découvre des ruches, qui bloquent l’accès pour continuer. Les abeilles vrombissent, forment une barrière infranchissable pour les poules mouillées que nous sommes. En longeant les murs, on se décide donc à visiter les bâtiments récents, de là-bas, peut-être trouvera-t-on une entrée vers les bâtiments anciens. On tombe d’abord sur un premier bâtiment, très vaste et facile d’accès, avec de jolis tags. Tout est ensoleillé, c’est très cool, mais on voit pas trop le coté hôpital creepy. WP_20150717_024WP_20150717_012

WP_20150717_023

Pour vraiment voir l’hôpital et flipper nos races, on a du rentrer dans les batiments par le sous sol, et remonter les étages, au nombre de six ou sept. Et là, on en a eu pour notre argent. Certains couloirs carrelés, éclairés avec la lampe de mon portable qui ne faisait que se mettre en veille aurait fait passer l’hôpital de Silent Hill version monde des ténèbres pour un salon de thé. WP_20150717_027WP_20150717_028On a trouvé une vitre explosées par des balles, et on était sans arrêts sur le qui vive, de peur de tomber sur le gardien ou un squatteur hostile, (ou un infecté) ou de trébucher dans un trou. Les portes des ascenseurs étaient ouvertes sur le vide, des baignoires remplies de débris, les plafonds désossés, les casiers ouverts, comme si on allait y trouver une clef pour accéder à un autre niveau, celui des bâtiments anciens, qui selon les photos du web, valaient le détour. Finalement, on a été aperçu par une fenêtre, panique! panique ! le gardien nous a acculé dans un coin sans issue et nous a gentiment reconduit à la porte sans appeler les flics… Brrrrr. haha. Bref, c’était très chouette. WP_20150717_045

WP_20150717_049WP_20150717_048

Exploration urbaine à BERLIN : le centre aquatique BLUB désaffecté

Étiquettes

, , , , , , , ,

Je m’étais déjà essayée plusieurs fois à l’exploration urbaine en visitant des parcs d’attraction désaffectés : Le Spree Park à Berlin et le Six Flags à la Nouvelle-Orléans. Cette visite berlinoise de piscines à l’abandon s’est révélée tout aussi troublante et magique… WP_20150609_040WP_20150609_047[Le Blub (Berliner Luft- und Badeparadies) était un centre aquatique construit en 1985 et qui couta 44 millions de deutsche marks. Ouvert tous les jours de 10h à 23h, 600 000 visiteurs le fréquentèrent les premières années puis le nombre diminua de moitié à partir des années 2000.

WP_20150609_061 WP_20150609_039De fait la piscine était devenue le lieu d’affrontement des gangs de jeunes du quartier et le terrain de jeu des… rats venus du canal voisin ! Il parait que l’on en trouvait qui flottaient dans le bassin extérieur et que vous aviez des risques de glisser sur leurs crottes aux abords de la piscine pour enfants ! Ajoutez à cela la dégradation des lieux et vous comprendrez pourquoi le centre aquatique fut élu en 2004 l’un des « 100 lieux les moins cools de Berlin » par un journal allemand.

WP_20150609_044Le Blub dut fermer ses portes en 2005. La zone de sauna continua toutefois à être utilisée jusqu’en 2012. Puis le complexe fut définitivement abandonné. Un investisseur avait prévu d’y créer un centre de vacances mais le projet ne vit jamais le jour. Dernièrement on a lu que les ruines devraient être rasées pour la construction de centaines de logements.] source : Good Morning Berlin

WP_20150609_087Berlin est la ville parfaite pour l’Urbex. J’ai donc eu la chance de visiter ce magnifique complexe à l’abandon, de me balader parmi les tags, les gravas, et les bassins vides… J’y suis allé seule, c’était impressionnant, vaste, calme…. Un moment de recueillement assez intense. WP_20150609_085

WP_20150609_062Pour ceux qui sont de passages à Berlin et qui veulent faire une exploration qui sort des circuits touristiques, ou bien pour les passionnés d’Urbex, voici l’adresse : Buschkrugallee 64, 12359 Berlin‎. C’est assez facile d’accès, par contre attention aux verres coupants et aux mauvaises rencontres. WP_20150609_078 WP_20150609_057

Presse de « Les enfants de Samedi » dans BLACK MAMBO

OBSKURE MAG

11165265_1053681524659721_8740984663623998590_n

L’IMAGINARIUM

« Puis le roman se clôture toujours en beauté grâce au punk Mika mis en scène par Morgane Caussarieu. Mika va se retrouver face à la magie vaudou et au Baron Samedi lors d’un séjour en pleine Nouvelle-Orléans chez une grand tante inconnue. D’origine française, le jeune punk aura du mal à assimiler que la magie Vaudou n’est pas qu’une conséquence hallucinatoire des prises de drogues… Mais certains signes ne trompent pas, le Baron a bel et bien décidé de s’attacher à lui… contrairement à d’autres… Et quand les poupées vaudous y mettent du leur… Il est vraiment temps de trouver une solution… Morgane met en scène un lieu qu’elle connaît bien, même très bien, puisqu’il a été le sujet d’un essai : le bayou. Je ne connais pas la Nouvelle-Orleans, mais j’avais une vision très imagée et intéressante du lieu, j’ai adoré. Et ses personnages un brin décadents et complètement anti-héros fonctionnent très bien avec moi.
« Je suis chez les barges, pensa-t-il, chez les barges.
Il ne savait pas si tout ce qu’il avait vu était vrai, ou si les restes de prods augmentaient sa parano. Mais ce dont il était sûr, c’est qu’il avait hâte d’arriver, d’être au sec dans un bon lit, pour récupérer, se calmer l’imagination. »

Black Mambo est un très bon recueil de novellas regroupant trois textes très différents mais de qualité équivalente. Djinn, Muti et Vaudou, la magie africaine nous dévoile quelques une de ses facettes… Un régal qui se lit vite et bien, avec, chaque fois, des fins particulièrement bien travaillées. Une très belle œuvre, le format novella (environ 100 pages par histoire) permettant tout de même un beau développement. http://www.limaginarium.fr/monblog212/index.html

UN OCEAN DE PAGE

La novella la plus longue de ce livre, avec laquelle Morgane Caussarieu nous emmène dans un des territoire qu’elle apprécie le plus : La Nouvelle Orléans, son quartier français, son bayou et son vaudou. On suit un jeune punk français qu’une tante éloignée, descendante d’une grande famille de propriétaires terriens et possesseurs d’esclaves, a appelé auprès d’elle dans l’éventualité d’en faire son héritier. À la lourdeur du bayou et de la demeure mangée par l’humidité et la végétation s’ajoute le caractère plus qu’acariâtre de l’ancêtre. Mais ce n’est rien à côté de ce qui rôde dans les rues d’une ville toujours marquée par l’ouragan Katrina. Un très glauque, mais contrebalancé par un humour noir assez jouissif. Alors même que ces trois histoires ont des cadres, des protagonistes et des résolutions très différents les uns des autres, la magie les lie inextricablement. Après, j’aurais du mal à parler de l’Afrique en général, car on mélange des zones géographiques et des traditions très différentes : Maghreb, Afrique de l’ouest, Afrique australe. Par contre, les trois textes partagent des personnages féminins très forts, qui font face à des évènements surnaturels qui peuvent les dépasser mais ne baissent jamais les bras. Mention spéciale à Morgane Caussarieu, qui présente trois femmes d’exception. Et ce qui est encore mieux, c’est que ces femmes n’éclipsent pas les hommes, qui sont tout aussi bien développés et tout aussi uniques. Je ne sais pas si les trois écrivaines ont dans l’idée de rééditer cette collaboration, mais j’ai en tout cas pris énormément de plaisir à cette lecture. » http://oceandepages.eklablog.com/black-mambo-sophie-dabat-morgane-caussarieu-vanessa-terral-a117560614

LE MONDE DE MATEO (l’auteur Jean-Pierre Favard)

« il s’agit ni plus ni moins que d’une plongée au cœur du vaudou dans La Nouvelle Orléans des buveurs de sang, le tout avec pour guide LA spécialiste du genre et des bayous… Vous l’aurez compris, il faut (à nouveau) s’accrocher. Mais on ne le regrette à aucune moment. En bref et pour résumer, Black Mambo est un excellent recueil qui regroupe trois textes allant crescendo et qui vous transporte dans ce que l’âme humaine a de plus sombre et de plus pervers. Trois auteures à suivre (mais pas de trop près, si vous tenez à conserver intacte votre santé mentale (déjà passablement attaquée), sans parler de vos abatis (du moins ce qu’il en reste)). Et moi, je n’ai plus qu’un seul mot à dire afin de conclure cette piteuse chronique : « Chapeau bas mesdemoiselles ». » http://lemondedemateo.over-blog.com/2015/04/black-mambo-terral-dabat-caussarieu.html

SMALLTHINGS

 » les personnages sont complexes et terriblement bien imaginés, c’est génial ! Nous rencontrons Mika, une jeune un peu pommé qui vient rencontrer sa tante qu’il ne connaît pas du tout mais qui l’a appelé sur son lit de mort. Très vite, Mika va être la cible de gédés, des esprits de la mort. Le lecteur va entrer dans le monde des loas et des mambos avec grand enthousiasme, se laissant entraîner dans les rues du Vieux Carré et dans l’incroyable histoire que Morgane Caussarieu nous raconte. Un chef-d’œuvre ! J’ai franchement adoré Les Enfants de Samediet s’il n’est pas mon préféré c’est uniquement à cause du début qui a été un peu trop long pour moi. En résumé, Black Mambo est un recueil qui conviendra à tous les fans de romans sombres et horrifiques. Le talent de ces trois auteures est indéniable et j’ai adoré me plonger dans leurs histoires. A noter : la couverture réalisée par Catherine Nodet, qui est franchement sublime ! » http://smallthings.fr/2015/04/16/black-mambo-nouvelles-magie-noire-avis/

LES DECOUVERTES DE DAWN

Une virée dans le bayou en compagnie de Mika, un punk attachant et une plongée dans le monde vaudou avec Ghilane, voici ce que nous offre Morgane Caussarieu. Dans ce roman court, la tension monte, l’étrange s’installe. Et le lecteur découvre avec une excitation mêlée de crainte la Nouvelle-Orléans, le Baron Samedi, ses enfants buveurs de sang,…  Morgane Caussarieu nous plonge vraiment en Nouvelle-Orléans. Les traditions, la gastronomie, les décors, les couleurs, les routes, le bayou… On s’y croirait vraiment. Pas de mal à fermer les yeux et se laisser porter par son imagination. Elle réussit à créer une atmosphère progressivement oppressante, variation de lumière, changement de décors, odeurs végétales. L’inquiétude monte peu à peu. On sent qu’il va se passer quelques choses et que ça ne va pas être beau à voir. Et, nous sommes immergés dans la culture vaudou, les gédés, les loa, les mambos,… C’est vraiment détaillé, sans en faire des tonnes. L’histoire est prenante et on s’attache à Mika avec ses défauts. J’avais indéniablement envie de savoir ce qui va lui tomber dessus. Le style de Morgane Caussarieu est incisif et percutant.  On sent la maîtrise du sujet, de cet univers et on en redemande. J’ai beaucoup aimé Black Mambo. Différent et surprenant. Terrifiant et puissant. Trois histoires qui marquent. Trois auteurs qui se démarquent. Je n’ai pas toujours été à mon aise dans ma lecture et j’aime cela aussi quand des textes arrivent à perturber ma zone de confort. J’aime être touchée, chamboulée et happée dans un univers. Et ici, j’en ai eu 3 pour le prix d’1″! https://lesdecouvertesdedawn.wordpress.com/2015/04/16/black-mambo-vanessa-terral-sophie-dabat-morgane-caussarieu/

LES LECTURES DE LOUVE

« En terminant cette novella, j’étais pourtant loin de me douter que la dernière serait la pire, et forcément, c’est Morgane qui nous la propose. Les enfants de Samedi est comme je m’y attendais : trash, cash, gore, malsain et à nous faire voir les enfants sous un autre oeil, enfin surtout ceux de son texte !  Ici on suit Mika un jeune Punk qui se rend à la Nouvelle Orléans pour y rencontrer sa grande-tante dont il ignorait l’existence. La vieille femme, malade, souhaite rencontrer le dernier membre de sa famille en vie puisqu’elle a un héritage conséquent à donner. Mais le jeune homme va découvrir un monde totalement en décalage avec ses croyances. La Nouvelle-Orléans va le transformer ! Alors déjà, on retrouve des lieux qui sont chers à l’auteur. La nouvelle-Orléans est un lieu idéal pour proposer une histoire sombre sur fond de magie noire. Morgane ne peut également s’empêcher d’y ajouter des buveurs de sang à sa sauce, comme toujours. Et nous voilà plongé dans une novella qui dépote, qui prend aux tripes, qui jouent avec nos nerfs du début à la fin. C’est furieux, dingues, érotiques et trash, mais on en redemande !
Comme je m’en doutais, c’est la dernière novella qui propose le plus d’éléments gores et parfois bien dégueu ! (la séquence finale dans le cimetière… mortellement crado !!). Vaudou, magie ancestrale, tout y est avec en prime un héros pas très futé qui finalement pense davantage avec son sexe qu’avec sa tête. J’ai tout de même été étonné au premier abord d’y trouver une « romance » mais finalement l’auteur a repris ses bonnes vieilles habitudes pour nous surprendre. Je ne dévoilerais pas l’intrigue, forcément, mais c’était un pur régal ! Cette vieille tante mourante, raciste et qu’on aimerait enterrer au plus vite était succulente ! Et la fin ! Comme je m’y attendais : surprenante ! »

LES LECTURES DE SABBATA

« La Nouvelle-Orléans regorge de croyances liées au vaudou, j’étais donc très intriguée par cette histoire qui, au niveau ressenti, est un mélange des deux autres nouvelles. Je dirai qu’il y a le côté hypnotique de la première et une part de cruauté de la seconde (moins importante, par contre). Cette nouvelle est plus longue, le décor est planté pour un bon moment de lecture. Pourtant, on ne sait pas si on doit apprécier Mika ou non. On fait presque des paris sur certains personnages, et parfois, on se plante. La magie est omniprésente, même là où on ne l’attend pas. J’ai trouvé qu’il y avait un réel équilibre entre la narration et les dialogues. En effet, le langage des personnages fait très vrai, on a réellement l’impression de suivre une conversation, même quand il y a du français cajun, sans pour autant dénaturer le langage utilisé par le narrateur. C’est très prometteur et je suis contente d’avoir découvert cette auteure. » sabbata.e-monsite.com/pages/chroniques-par-genre/fantastique/black-mambo-recueil-aux-editions-du-chat-noir.html

LES LECTURES DE XAPUR

« Cap sur la Nouvelle-Orléans avec le récit de Morgane Caussarieu. Un jeune français blanc se retrouve balloté dans une histoire de vaudou où rôdent vampires, mort-vivants, esprits maudits (et fort lubriques !). Tout y passe, carnaval, bayou, vieille plantation, anciens esclaves, alligators, sorcellerie, dans ce roman déjanté qui fait sienne la maxime Sex, Drugs and Rock’n’roll Voodoo ! C’est bien gore et très « porté sur la chose » mais  fortement distrayant. Bonne pioche que ce recueil Black Mambo qui réussit son pari : nous faire frisonner sur fond de magie africaine et dépayser le lecteur avec ces histoires de fantastique ou d’horreur. » https://bibliosff.wordpress.com/2015/06/05/black-mambo-sophie-dabat-morgane-caussarieu-vanessa-terral/

LA DRYADE INTERSIDERALE

Ensuite, je découvrais enfin la plume de Morgane Caussarieu, dont les livres sont dans ma wishlist. Un style punk, trash, moderne mais qui collait très bien avec le thème, le héro, le lieu et l’époque. Le héro est attachant, même s’il est aux antipodes de mes goûts et c’est sans doute ça qui m’a le plus plu (outre le baron samedi qui est méga classe). L’histoire a son lot de rebondissement, la scène glauque est très réussie (mais argh la pauvre Ghilane >___<) et surtout, on est littéralement transporté en Nouvelle Orléans. Ca se sent que l’auteur y est allée, avec des petites anecdotes qui sentent tellement bon le vécu. Cela apporte une vraie touche de crédibilité et de profondeur. Petit bonus, j’avais vu la saison 3 de la série American Horror Story, du coup je connaissais déjà certains noms, ça m’a fait plaisir de les voir ici. En conclusion : plus de doutes, je vais me procurer ses autres romans 🙂 http://dryade-intersiderale.blogspot.fr/2015/06/bilan-lecture-mai.html

MON TAS DE TRUC

« Les enfants de Samedi » a ma préférence, parce qu’on découvre une facette de la Nouvelle-Orléans bien particulière. Celle du bayou, de la magie vaudou. L’intrigue met en jeu plusieurs types de personnages obscures : les sorciers, les esprits, les vampires. Le punk Mika, avec son côté délirant, apporte de l’oxygène à l’ambiance générale angoissante et ténébreuse. Cette nouvelle m’a beaucoup divertie! J’ai aimé le côté direct de la narration. Les détails sont donnés sans détours, du langage de Mika, aux scènes de sexe non édulcorées. L’accent reproduit dans les dialogues apporte beaucoup de réalisme. Du coup, je suis à la recherche de rhum de Louisiane. http://montasdetrucs.blogspot.fr/2015/06/vanessa-terral-sophie-dabat-morgane.html

FIEVRE LITTERAIRE DE DELEX

« La fine de ce texte est à vous filer des cauchemars. C’est sans conteste celle des trois histoires que j’ai préféré. Le Baron Samedi est tout simplement irrésistible. Le style de Morgane m’a totalement envoûté. Les scènes de sexe sont décrites sans détour et surtout sans retenue. » http://fievrelitterairededelex.blogspot.fr/2015/07/black-mambo-sophie-dabat-morgane.html

CECE BOUQUINE

« J’ai eu beaucoup de mal à apprécier cette nouvelle à cause de la familiarité du langage et des thèmes abordés dans les dernières pages. Je ne m’étalerai pas à ce sujet, inutile de gâcher le plaisir de ceux qui voudraient tenter l’expérience voyons ! En revanche, l’histoire en elle-même envoie du lourd. J’ai douté des personnages jusqu’au bout, me laissant berner par l’auteur en même temps que son héros… héros que j’ai toutefois eu du mal à apprécier à sa juste valeur. En fait, ce qui m’a vraiment déplu dans cette nouvelle c’est la fin. Et c’est dommage parce que l’histoire me plaisait vraiment. Mais la fin… je ne l’ai pas comprise. Pas dans le sens où elle est floue mais disons que je l’ai trouvé… illogique ? Oui c’est exactement ça, illogique. J’ai fermé mon livre en me disant : « Pourquoi ? » et encore aujourd’hui je n’ai pas de réponse. » https://julycece.wordpress.com/2015/07/16/black-mambo/